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"Nous voulons vous faire passer en tête de liste" : Washington séduit Londres à la veille du Brexit

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo s'est rendu à Londres pour un entretien avec le Premier ministre britannique Boris Johnson, le 30 janvier 2020.
Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo s'est rendu à Londres pour un entretien avec le Premier ministre britannique Boris Johnson, le 30 janvier 2020. REUTERS - Kevin Lamarque

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo s’est rendu jeudi au Royaume-Uni à la veille de son grand saut hors de l'Union européenne. Objectif : faire miroiter à Londres les bienfaits d'un rapprochement avec les États-Unis, en relativisant les divergences actuelles entre les alliés historiques.

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Le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, a rendu visite au Premier ministre britannique Boris Johnson à Londres, jeudi 30 janvier, à la veille du Brexit.

Il a fait miroiter les "énormes bénéfices" d'un rapprochement entre les deux pays et a multiplié les signes de bienveillance, appelant "Dom" son homologue Dominic Raab et qualifiant de "fantastique" sa demi-heure passée avec Boris Johnson.

Il a affirmé dans un tweet être "heureux de se trouver aux côtés du meilleur allié" des États-Unis.

Surtout, il s'est montré rassurant sur les intentions américaines pour l'après-Brexit, dont Donald Trump est un soutien enthousiaste : "Nous voulons faire passer le Royaume-Uni en tête de liste".
 


Pour le Royaume-Uni s'ouvre une période délicate pour reconstruire des relations, commerciales notamment, avec le bloc des 27 européens, mais aussi les autres grandes puissances, États-Unis en tête.

Donald Trump a fait miroiter un accord commercial bilatéral "magnifique", ce qui fait craindre à l'opposition britannique un rabais des normes sanitaires et un bradage du service public de santé aux compagnies pharmaceutiques.

Des points de discorde

Cette tâche herculéenne, dont Londres a fait un symbole de sa liberté retrouvée, est cependant compliquée par une série de désaccords qui se sont accumulés ces derniers temps.

Parmi ces points de discorde figure notamment l'accès de Huawei au réseau 5G britannique, accordé de façon restreinte mardi par Londres, malgré les mises en garde de Washington, qui juge l'équipementier trop proche du gouvernement chinois et pointe du doigt des risques d'espionnage.

D'autres sujets ont créé des tensions, comme le projet britannique de taxe sur les géants du numérique, des divergences de vues sur le dossier nucléaire iranien, ou la volonté de Londres de faire extrader une femme de diplomate américain impliquée dans un accident mortel en Angleterre.

"Ce sont avec les amis les plus proches qu'on a les conversations les plus franches", a martelé Dominic Raab. "L'océan des sujets sur lesquels nous sommes d'accord est bien plus important que les désaccords occasionnels".

Avec AFP
 

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