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Regain de tension au Proche-Orient après l'annonce du plan de paix américain

Des manifestants palestiniens brûlent des pneus le 29 janvier 2020 après l'annonce du plan de paix de Donald Trump pour le Proche-Orient.
Des manifestants palestiniens brûlent des pneus le 29 janvier 2020 après l'annonce du plan de paix de Donald Trump pour le Proche-Orient. © Saïd Khatib, AFP

L'armée israélienne a renforcé mercredi soir sa présence en Cisjordanie et près de Gaza au lendemain de l'annonce du projet américain pour le Proche-Orient. Peu après l'annonce de ce renforcement, l'armée a indiqué qu'une roquette "a été tirée depuis la bande de Gaza" sur Israël.

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Le plan de paix américain pour le Proche-Orient, dévoilé par Donald Trump mardi 28 janvier, n'a guère apaisé les esprits dans la région. L'armée israélienne, qui avait déjà déployé des renforts d'infanterie avant même le déroulé du plan, a annoncé mercredi soir l'envoi de "troupes de combats supplémentaires", en Cisjordanie mais aussi près de la bande de Gaza.

Peu après l'annonce de ces nouveaux renforts, une première roquette "a été tirée depuis la bande de Gaza" sur Israël. En guise de réponse, l'armée israélienne a annoncé que des "chasseurs (israéliens) ont frappé un certain nombre de cibles terroristes du Hamas dans le sud de la bande de Gaza".

Plus tôt mercredi, des manifestations avaient eu lieu dans les Territoires palestiniens contre le plan de paix américain, faisant quelques blessés.

Le plan, jugé trop pro-israélien, "ne passera pas", a assuré pour sa part le président palestinien Mahmoud Abbas, qui refuse depuis plusieurs mois toute offre de dialogue des États-Unis. Il est destiné aux "poubelles de l'histoire", a-t-il ajouté.

Mahmoud Abbas va plaider à l'ONU

Le dirigeant palestinien est attendu d'ici 15 jours devant le Conseil de sécurité de l'ONU pour plaider son rejet du plan, a annoncé mercredi l'ambassadeur palestinien auprès des Nations unies, Riyad Mansour. De son côté, le secrétaire d'État américain, Mike Pompeo, a demandé aux Palestiniens de lui faire une "contre-offre".

Parmi les nombreux points sensibles du projet figure l'annexion par Israël des colonies juives en Cisjordanie, en particulier dans la vallée du Jourdain, qui doit devenir la frontière orientale d'Israël. Le texte assure que Jérusalem restera "la capitale indivisible d'Israël" et propose de créer une capitale de l'État palestinien cantonnée dans des faubourgs de Jérusalem-Est.

"Il est impossible pour n'importe quel enfant, arabe ou palestinien, d'accepter de ne pas avoir Jérusalem" comme capitale d'un État palestinien, a lancé Mahmoud Abbas, une position partagée par le Hamas. "La soi-disant équipe américaine pour la paix a seulement copié et collé le plan de Netanyahu et des colons", a fustigé Saëb Erakat, secrétaire général de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP).

"Ce plan n'apportera aucune solution et favorisera plus de tensions, et probablement plus de violence et de bain de sang", ont soutenu les Églises catholiques en Terre Sainte dans un communiqué conjoint.

Vote à la Knesset

Côté israélien, les réactions sont tout autre. "L'Histoire a frappé à nos portes hier soir pour nous donner une opportunité unique d'appliquer la loi israélienne dans les implantations en Judée et Samarie", nom donné à la Cisjordanie par les autorités israéliennes, a déclaré le ministre de la Défense, Naftali Bennett, aussi chef d'une formation de droite radicale.

Mais des éléments de la droite radicale alliée à Benjamin Netanyahu s'opposent à la partie du plan américain proposant la création d'un État palestinien démilitarisé. "Nous ne laisserons pas la sécurité des localités en Judée et Samarie être menacée", a affirmé Yisrael Gantz, un des responsables des colonies dans le secteur de Ramallah.

Dans ce contexte, et à l'approche des élections du 2 mars, le chef du parti Bleu-blanc de Benny Gantz, principal rival de Benjamin Netanyahu, a demandé un vote de la Knesset, le Parlement israélien, "sur l'ensemble" du plan américain.

L'ONU a souligné qu'elle s'en tenait aux frontières définies en 1967, comme la Jordanie.

Avec AFP et Reuters

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