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Accusé de viols par l'ex-patineuse Sarah Abitbol, son entraîneur admet "des relations inappropriées"

L'ancienne patineuse professionnelle Sarah Abitbol lors du championnat d'Europe de patinage de 2001 à Bratislava.
L'ancienne patineuse professionnelle Sarah Abitbol lors du championnat d'Europe de patinage de 2001 à Bratislava. © Olivier Morin, AFP

Suite à la publication jeudi du livre "Un si long silence", dans lequel l'ex-patineuse Sarah Abitbol accuse Gilles Beyer, son ex-entraîneur, de viol et d'agression sexuelle, Gilles Beyer a réagi vendredi en présentant ses "excuses". Il reconnaît avoir eu "des relations intimes" et "inappropriées" avec elle, se disant "sincèrement désolé". 

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L'ex-entraîneur accusé de viol et d'agressions sexuelles par l'ancienne patineuse Sarah Abitbol, Gilles Beyer, a concédé vendredi 31 janvier avoir eu "des relations intimes" et "inappropriées" avec elle, se disant "sincèrement désolé" et lui présentant ses "excuses", dans une déclaration écrite transmise à l'AFP.

"Je reconnais avoir eu des relations intimes avec elle. Si mes souvenirs sur leurs circonstances exactes diffèrent des siens, j'ai conscience de ce que, compte tenu de mes fonctions et de son âge à l'époque, ces relations étaient en tout état de cause inappropriées", déclare notamment Gilles Beyer, accusé par Sarah Abitbol sur une période qui court de 1990 à 1992, quand elle avait de 15 à 17 ans.

Interrogé par l'AFP sur la nature précise de ces relations, il s'est refusé à tout autre commentaire.

"Il s'agit donc d'une faute, dont je ne mesurais pas le mal qu'elle a pu lui causer (...) Je suis sincèrement désolé et je présente à Sarah Abitbol mes excuses", ajoute l'ancien champion de France de patinage artistique (1978), âgé de 62 ans, en lui "(souhaitant) de pouvoir trouver une vie apaisée".

Un livre-témoignage 

"Même si je le comprends, je regrette qu'elle ne m'ait pas parlé pendant toutes ces années puisque nous nous sommes régulièrement croisés sans qu'à aucun moment je puisse percevoir la profondeur de ses blessures", ajoute-t-il cependant, en n'excluant pas de "(s)'exprimer sur (sa) version des faits".

Dans un livre paru jeudi ("Un si long silence", Plon), Sarah Abitbol, multimédaillée européenne et médaillée de bronze mondiale en couple en 2000, l'accuse de l'avoir violée et agressée sexuellement entre 1990 et 1992, la première fois lors d'un stage de jeunes à La Roche-sur-Yon.

Sarah Abitbol et plusieurs autres anciennes patineuses françaises de haut niveau ont accusé à visage découvert, dans le quotidien L'Équipe et le magazine L'Obs, leur entraîneur de viols et d'agressions sexuelles entre la fin des années 1970 et les années 1990.

Suite à ces accusations, le club parisien des Français volants a démis Gilles Beyer de ses fonctions de manager général. 

Cette "mise à l'écart de toute fonction et activité" du "délégué général Gilles Beyer, avec effet immédiat et sans limite de temps", "résulte des graves accusations portées à l'encontre de ce dernier à travers un grand nombre de médias", peut-on notamment lire dans un "communiqué interne", publié sur le site internet du club.

"Le club tient à exprimer à ses adhérentes et adhérents toute son émotion et s'engage à déployer la plus grande attention et la plus grande énergie pour conserver la confiance que les pratiquantes, pratiquants et leur famille lui accordent depuis de nombreuses années en termes d'accueil et d'encadrement", ajoutent les Français volants, le club de patinage artistique et de hockey sur glace basé à Bercy.

Une enquête judiciaire qui n'a pas abouti

Champion de France de patinage en 1978, puis directeur des équipes de France et entraîneur national dans les années 1980 et 1990, Gilles Beyer apparaissait encore jeudi comme "manager et conseiller technique" sur le site internet du club présidé par son frère, Alain Beyer.

Au début des années 2000, sur la base d'un signalement de parents, Gilles Beyer a fait l'objet d'une enquête judiciaire qui n'a pas abouti, puis d'une enquête administrative, qui a conduit le ministère à mettre fin à ses fonctions de conseiller technique sportif, c'est-à-dire d'agent d'État rattaché à une fédération, le 31 mars 2001, a confirmé le ministère à l'AFP. 

Malgré cette mise à l'écart, Gilles Beyer a poursuivi sa carrière aux Français volants et a effectué plusieurs mandats au bureau exécutif de la Fédération française des sports de glace (FFSG) jusqu'en 2018.

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