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Municipales : le Premier ministre Édouard Philippe candidat au Havre

Le Premier ministre français Edouard Philippe lors d’une rencontre avec des partenaires sociaux sur la réformes des retraites, le 30 janvier 2020, à Paris.
Le Premier ministre français Edouard Philippe lors d’une rencontre avec des partenaires sociaux sur la réformes des retraites, le 30 janvier 2020, à Paris. © Alain Jocard, AFP

Le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé, vendredi, dans une interview au quotidien Paris-Normandie sa candidature comme tête de liste aux élections municipales de mars au Havre. Il ne quittera cependant pas son poste de chef gouvernement s'il est élu.

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"Ma décision est prise. Je l'ai mûrie comme toute décision importante. J'ai décidé d'être candidat à la mairie du Havre comme tête de liste". C'est en ces termes qu'Édouard Philippe a annoncé, vendredi 31 janvier, se présenter comme candidat tête de liste aux élections municipales au Havre en mars prochain, dans une interview accordée au quotidien Paris-Normandie.

"Dans une démocratie, le fondement de la légitimité, c'est l'élection" a affirmé le Premier ministre qui restera cependant à Matignon s'il est élu. "Nos concitoyens ne veulent surtout pas de responsables politiques hors-sol. Je suis heureux de pouvoir me confronter à nouveau au suffrage universel et je pense que c'est très sain", fait valoir celui qui a été déjà maire du Havre entre 2010 et 2017.

Édouard Philippe, attendu vendredi soir en meeting dans la ville normande, met ainsi fin à plusieurs mois de suspense autour de sa candidature, dont il avait avivé l'hypothèse en septembre dernier en rappelant, dans une déclaration d'amour publique à la ville, que ses "tripes" d'arrière-petit-fils de docker avaient "un goût d'eau salée".

"Proposer aux Havraises et aux Havrais un projet pour six ans, obtenir leur confiance, tout cela est indispensable si l'on veut faire bouger les choses", a-t-il ajouté. Édouard Philippe, à qui l'on avait prêté des intentions à Paris en vue de ce scrutin, a assuré n'avoir "jamais envisagé un engagement politique ailleurs qu'au Havre", où il est élu depuis 2001 et a fait carrière, d'abord sous le tutorat de l'emblématique maire Antoine Rufenacht.

"C'est la ville que j'aime. C'est là que sont mes attaches", a plaidé celui qui ne manque pas une occasion de chanter les mérites du port dans ses interventions publiques. "C'est ici et nulle part ailleurs que je veux me confronter au suffrage universel".

"Campagne intense au Havre"

Élu au premier tour en 2014 sous l'étiquette UMP (désormais Les Républicains) avec 52 % des voix, le Premier ministre a souligné que "sa plus grande ambition" était de redevenir maire à terme. Une fonction qu'il décrit en privé comme "l'échelon de l'action publique que je préfère".

En attendant, "si le président de la République continue à m'accorder sa confiance, je continuerai à remplir ma mission de Premier ministre parce qu'on ne se dérobe pas quand il s'agit de servir son pays", a-t-il poursuivi.  Ainsi, s'il était élu au soir du 22 mars prochain, Édouard Philippe proposerait que l'actuel maire (LR), Jean-Baptiste Gastinne, conserve le fauteuil.

Et "le jour où ma mission s'achèvera à Matignon, je souhaite, si les Havrais me font confiance évidemment, redevenir maire parce que c'est là que je veux continuer à m'investir, parce que je veux que Le Havre poursuive sa transformation. C'est cela l'essentiel", a-t-il fait observer. 

Sans préciser les contours de son programme qu'il qualifie d'"ambitieux", le locataire de Matignon a assuré qu'il mènerait "une campagne intense au Havre", tout en remplissant ses "obligations à Paris", alors que la réforme des retraites continue son parcours par l'examen au Parlement et par des discussions avec les partenaires sociaux.

Avec AFP

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