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Royaume-Uni, Russie, Italie… Le coronavirus s'étend en Europe

Des touristes portant des masques respiratoires visitent la fontaine de Trévi dans le centre de Rome le 31 janvier 2020. Le gouvernement italien a déclaré l'état d'urgence le 31 janvier pour accélérer les efforts visant à prévenir la propagation de la souche mortelle du coronavirus après que deux cas aient été confirmés à Rome.
Des touristes portant des masques respiratoires visitent la fontaine de Trévi dans le centre de Rome le 31 janvier 2020. Le gouvernement italien a déclaré l'état d'urgence le 31 janvier pour accélérer les efforts visant à prévenir la propagation de la souche mortelle du coronavirus après que deux cas aient été confirmés à Rome. © AFP - FILIPPO MONTEFORTE
7 mn

Alors que l'épidémie de coronavirus a contaminé, à ce jour, plus de 9 800 personnes en Chine et 132 autres hors du pays, la Grande-Bretagne et la Russie ont annoncé vendredi leurs premiers cas de contamination. Ce même jour, l'état d'urgence a également été décrété en Italie, après la découverte des deux premiers cas présents dans le pays. 

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L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a décrété jeudi 30 janvier que l'épidémie du nouveau coronavirus constituait "une urgence de santé publique de portée internationale". En effet, à ce jour, plus de 9 800 personnes ont été contaminées en Chine par le coronavirus de Wuhan depuis son apparition en décembre, a annoncé vendredi 31 janvier l'ambassadeur chinois auprès des Nations unies à Vienne. Cent trente-deux cas ont également été recensés hors de Chine, dans une vingtaine de pays, mais aucun ne s'est révélé mortel jusqu'à présent.

Le bilan du nouveau coronavirus s'est alourdi vendredi à 213 morts en Chine et environ 10 000 cas de contamination en Chine continentale (hors Hong Kong).

Vendredi, de nouveaux cas ont été ainsi recensés, notamment au Royaume-Uni et en Russie, tandis que le gouvernement italien a proclamé vendredi l'état d'urgence après deux premiers cas annoncés la veille. 

  • Au Royaume-Uni, deux premiers cas confirmés

Deux cas d'infection au nouveau coronavirus apparu en Chine ont été confirmés au Royaume-Uni, les premiers pour ce pays, ont annoncé vendredi les services sanitaires.

"Nous pouvons confirmer que deux patients en Angleterre, membres de la même famille, ont été testés positifs", a indiqué le chef des services médicaux pour l'Angleterre, Chris Whitty, dans un communiqué diffusé par le ministère de la Santé.

"Les patients sont traités par des spécialistes du service national de santé et nous avons recours à des procédures éprouvées de contrôle des infections pour éviter une nouvelle propagation du virus", a-t-il ajouté. 

Il a précisé que des recherches étaient menées pour "identifier rapidement" les personnes ayant pu se trouver en contact avec ces patients.

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Les services sanitaires n'ont précisé ni précisément où ces cas avaient été constatés, ni si les personnes concernées s'étaient rendues en Chine récemment.

Mardi, le Royaume-Uni avait demandé aux Britanniques d'éviter tout voyage "non essentiel" en Chine. Le lendemain, British Airways a suspendu tous ses vols vers la Chine continentale.

Un avion affrété par le Royaume-Uni pour rapatrier 110 Britanniques et autres ressortissants étrangers de la ville chinoise de Wuhan, d'où s'est propagé le nouveau coronavirus, a atterri vendredi en Angleterre, a constaté une journaliste de l'AFP.

L'avion transportant 83 Britanniques et 27 autres étrangers, affrété en coopération avec les autorités espagnoles, a atterri sur la base aérienne de Brize Norton, à environ 120 kilomètres à l'ouest de Londres. 

  • Deux premiers cas en Russie 

La Russie a annoncé vendredi deux premiers cas de malades du nouveau coronavirus sur son territoire, des ressortissants chinois, et l'évacuation de ses citoyens de plusieurs régions chinoises en raison de l'épidémie  

Selon la vice-Première ministre Tatiana Golikova, citée par les agences russes, les deux personnes infectées sont l'une dans la région de Tioumen, en Oural, et l'autre dans celle de Tansbaïkalie, en Sibérie orientale (Extrême Orient).

  • L'état d'urgence instauré en Italie 

Le gouvernement italien a proclamé vendredi l'état d'urgence pour accélérer la lutte contre le nouveau coronavirus et éviter une éventuelle contagion, au lendemain de l'annonce des deux premiers cas en Italie chez un couple de touristes chinois.

L'état d'urgence est souvent proclamé dans la péninsule, à la suite de séismes, d'intempéries ou récemment des inondations à Venise, car il prévoit une procédure accélérée pour mobiliser des fonds et des moyens dont la protection civile pour la mise en place de structures d'accueil.

La proclamation de l'état d'urgence n'est pas une surprise après l'annonce jeudi soir par le chef du gouvernement Giuseppe Conte des deux premiers cas de coronavirus dans le pays et la suspension de tous les vols "de et vers" la Chine. 

La procédure d'état d'urgence est prévue pour six mois, selon les médias italiens.

Le couple contaminé est apparemment arrivé d'abord à Milan, puis séjournait à Rome quand les symptômes de la maladie sont apparus mercredi. Leur chambre d'hôtel a été mise sous scellés et ils ont été placés en observation à l'hôpital Spallanzani à Rome qui est l'établissement de référence pour les maladies infectieuses en Italie.

"Les patients sont en bonne forme, ils sont jeunes et c'est comme s'ils avaient une grippe. Il n'y a pas de thérapie pour cette infection, elle est traitée comme la grippe, ils resteront isolés pendant quelques jours", a déclaré vendredi sur une radio Giuseppe Ippolito, directeur scientifique de l'hôpital Spallanzani.

>> À lire aussi : Coronavirus : la Chine joue-t-elle la carte de la transparence ?

Le professeur a tenu à rassurer les Italiens qui commencent à être en proie à la "psychose".

"Les citoyens doivent être tranquilles, car le vrai risque de contagion existe si les personnes malades présentent déjà les symptômes et dès que les deux touristes les ont eus, nous avons suivi les procédures prévues", a-t-il déclaré.

"Nous sommes pratiquement sûrs qu'il n'y a pas eu d'autres contagions", soulignant que "le virus ne se transmet[tait] pas durant l'incubation, à moins 'd'exceptions exceptionnelles qui se produisent exceptionnellement' ", a-t-il conclu dans un trait d'humour.

  • Un projet de vaccin de l'Institut Pasteur

L'Institut Pasteur a constitué un groupe chargé de mettre au point un vaccin contre le "coronavirus de Wuhan" et espère qu'il sera disponible d'ici vingt mois, a déclaré vendredi Christophe d'Enfert, directeur scientifique au sein de la fondation.

"Nous avons développé une plateforme qui en huit mois nous permettra d'obtenir un virus atténué pouvant être testé sur un animal", a-t-il déclaré.

"Fin août, on pourrait rentrer dans des phases cliniques, et si tout se passe bien, avoir un vaccin disponible d’ici vingt mois."

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