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Cyclo-cross: les Belges face à l'épouvantail van der Poel

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Paris (AFP)

Comment battre Mathieu van der Poel? La question taraude les spécialistes belges de cyclo-cross avant les Mondiaux annuels prévus ce week-end à Dubendorf près de Zurich en Suisse, où les Français misent sur les espoirs.

Antoine Benoist, le seul médaillé l'an passé (troisième en espoirs), le champion d'Europe Mickaël Crispin et Marion Norbert Riberolle affichent le meilleur profil pour monter sur le podium dans leurs courses de la catégorie des moins de 23 ans. Le champion de France élite Clément Venturini a lui privilégié son programme sur route.

"On peut espérer chez les espoirs et les juniors", convient l'entraîneur national François Trarieux. Car en élite, les premières places sont promises aux Belges, peut-être au Britannique Tom Pidcock et bien sûr à van der Poel, l'épouvantail, surtout après ses récentes démonstrations, la dernière dimanche dernier à Hoogerheide (Pays-Bas).

"Il y a de moins en moins de doutes sur sa forme. En début de saison il y avait encore de l'espoir, mais maintenant, il semble aussi fort que l'année dernière", convient le Belge Wout Van Aert, trois fois titré en élite (2016, 2017, 2018) avant de délaisser quelque peu les sous-bois au profit de la route.

De retour au plus haut niveau après sa grave blessure du Tour de France, Van Aert n'est plus vraiment la bête noire de van der Poel, ultra-dominateur. Si le petit-fils de Raymond Poulidor s'est classé huitième de la Coupe du monde, c'est pour avoir opté pour un programme plus léger. Le phénomène néerlandais (25 ans), d'ores et déjà favori pour l'or olympique en VTT l'été prochain, a raflé cinq des six dernières manches.

"Ces dernières semaines, j'ai travaillé plus spécifiquement sur le cyclo-cross", a expliqué van der Poel, qui excelle aussi sur la route et lorgne vers les classiques du printemps. "Je suis maintenant à 100 %".

- Le bloc des Néerlandaises -

Il reste les aléas d'une course d'une heure, l'espoir que nourrissent les Belges dans leur discipline-jardin (11 dans les 15 premiers de la Coupe du monde). "Il est vraiment très fort mais on ne doit pas s'avouer vaincu d'avance", résume Toon Aerts, le lauréat de la Coupe du monde.

Curieusement, la situation est inversée dans la course féminine gagnée depuis trois ans par la Belge Sanne Cant. Et ce malgré la forte opposition numérique des Néerlandaises, souvent en surnombre mais en situation d'échec depuis leur dernier titre, enlevé par Thalita De Jong en 2016.

Cette fois, Cant, deux victoires seulement à son compteur pendant la saison, est loin de se présenter en favorite sur la base aérienne de Dubendorf, un parcours sans réelle difficulté technique mais sur un terrain lourd privilégiant la puissance.

"L'an dernier, les Néerlandaises avaient aussi une forte équipe et je n'étais pas non plus la grande favorite", rappelle toutefois la Belge opposé à un bloc orange formé, en l'absence de Marianne Vos (opérée à la mi-janvier), d'Annemarie Worst, Lucinda Brand et Ceylin del Carmen Alvarado, qui a choisi de s'aligner en élite plutôt qu'en espoirs.

Le programme des Mondiaux:

Samedi: juniors filles (départ à 11h00), espoirs messieurs (13h00, élite dames (15h00)

Dimanche: juniors garçons (11h00, espoirs dames (13h00), élite messieurs (14h30).

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