Accéder au contenu principal

Six nations: Le Roux, Alldritt, les casques bleus font respecter la loi

Publicité

Saint-Denis (AFP)

Omniprésents, symboles de dévouement et d'une équipe de France à l'esprit de victoire retrouvé, les deux Bleus casqués Bernard Le Roux et Gregory Alldritt ont imposé la loi française à l'Angleterre dimanche en ouverture du Tournoi des Six nations.

Dans le sillage de leur nouveau capitaine Charles Ollivon, auteur d'un doublé face aux Anglais pour entrer parfaitement dans leur Tournoi (24-17), le deuxième ligne du Racing 92 et le troisième ligne de la Rochelle ont brillé dimanche. Étincelé, même.

Casque rouge pour Le Roux en deuxième ligne, casque jaune pour Alldritt en troisième, les deux gaillards ont respecté à la lettre les consignes d'agressivité et de "rush defense", ces rapides montées vers l'adversaire, édictées par le nouvel entraîneur de la défense Shaun Edwards, Anglais de 53 ans au service des Bleus.

Pour mener cette stratégie défensive dans une équipe relativement jeune (25 ans de moyenne) et inexpérimentée (à peine 14 sélections), il fallait bien des tauliers, et le nouveau sélectionneur Fabien Galthié a su les mettre en confiance.

Dans ce rôle, Le Roux, le plus âgé des Bleus, a répondu plus que présent: toujours la tête casquée dans les duels, à peine relevé, il replongeait au combat... Alldritt plus jeune, lui à 22 ans a déjà tout d'un expérimenté ancien, la fougue en plus.

- Serial plaqueurs -

Après avoir fait parler la poudre par Rattez (6e) et Ollivon (20e, 55e), les Français ont défendu face à une pression anglaise constante (61% de possession et 70% de contrôle du territoire) et plutôt bien.

Avec la bonne gestion de Dupont en N.9 à la mêlée, si les Bleus ont tenu c'est surtout grâce à leurs serial plaqueurs: 22 pour Le Roux (dont seulement 2 manqués) et 17 pour Alldritt (aucun manqué), sans oublier les 19 du néo-capitaine de la défense, Gaël Fickou, autre figure d'expérience de cette équipe après cette 52e sélection (le plus capé des 23 Bleus).

Quand les Anglais venaient dans les derniers mètres français, ils trouvaient sur le chemin le buste Le Roux (26e) ou Alldritt, qui a permis dans le temps additionnel de la première période (40e+3) de rentrer aux vestiaires la ligne inviolée et le score large (17-0).

Preuve de l'implication d'Alldritt: le Rochelais, qui a fini le visage ensanglanté, a été désigné homme du match devant les près de 80.000 spectateurs du Stade de France.

Longtemps préservée, la ligne française a fini par craquer en seconde période face aux assauts anglais. Mais, sur les deux essais de Jonny May, Le Roux et Alldritt ne pouvaient pas grand chose: l'action, sur l'aile droite, est bien loin de leur zone de jeu, au près, au coeur du jeu, là où tout s'est passé contre les vice-champions du monde.

- "Monstrueux" -

Après le match, tous les Bleus ont été unanimes: "notre défense a été énorme", selon Romain Ntamack, "c'est la défense qui nous a fait gagner", renchérit François Cros alors que Galthié a applaudi la "solidarité" et une équipe qui a "réussi à renverser ce bras de fer".

"On a été très disciplinés, on a mis pas mal de plaquages offensifs, c'était le but. Il y a Shaun Edwards qui nous aide beaucoup là-dessus. Le travail avec lui a payé", a détaillé l'ailier Vincent Rattez, coéquipier rochelais d'Alldritt.

Capitaine de la défense, Gaël Fickou a savouré la performance de toute l'équipe et d'Alldritt en particulier: "Greg a fait un match monstrueux, dans le combat, l'agressivité et il confirme encore ce rôle de leader dans cette équipe".

Pour le bien de ce groupe de copains, comme le décrit le capitaine Ollivon, pour le bonheur des supporters qui se remettent à rêver rugby, il faudra que les casques Bleus appliquent leur loi bien au-delà de leurs frontières.

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.