Accéder au contenu principal

À Londres, deux personnes poignardées dans une attaque terroriste

Un membre de la police scientifique effectue des relevés sur le lieu où un homme a été abattu dimanche 2 février 2020 par la police après avoir poignardé trois personnes, dans le quartier de Streatham, au sud de Londres.
Un membre de la police scientifique effectue des relevés sur le lieu où un homme a été abattu dimanche 2 février 2020 par la police après avoir poignardé trois personnes, dans le quartier de Streatham, au sud de Londres. © ISABEL INFANTES / AFP

La police londonienne a annoncé dimanche avoir abattu un homme qui avait poignardé deux personnes à Streatham, dans le sud de Londres. Elle considère ces agressions comme un "incident terroriste de nature islamiste". Une troisième personne a été blessée par un éclat de verre.

Publicité

Un homme a été abattu par la police, dimanche 2 février, après avoir poignardé deux personnes dans une rue commerçante de Streatham, dans le sud de Londres. Une troisième personne a été blessée par un éclat de verre causé par un tir des forces de l'ordre. Les trois victimes ont été hospitalisées. L'une d'elle était jugée dans un premier temps grièvement blessée mais sa vie n'était plus en danger en fin de journée.

Dans un communiqué, la Metropolitan police de Londres a précisé qu'une enquête avait été ouverte et confiée aux services du contre-terrorisme. "L'incident a été rapidement qualifié d'incident terroriste et nous pensons qu'il est de nature islamiste", ajoute le texte.

Selon la Metropolitan police, l'assaillant portait sur lui un "engin" qui s'est rapidement révélé être factice. Elle précise que des agents des unités antiterroristes se trouvaient sur place "dans le cadre d'une opération préventive", suggérant que l'assaillant était surveillé comme l'ont affirmé des médias britanniques.

 Le suspect a été identifié par la police comme étant Sudesh Amman, 20 ans. "Il avait été récemment libéré de prison et purgeait une peine pour des délits de nature islamiste", a expliqué Lucy D'Orsi, une responsable de la police, au cours d'une conférence de presse.

Selon plusieurs médias, il avait déjà été condamné en 2018 pour 13 délits terroristes après avoir en particulier partagé dans un groupe familial sur la messagerie Whatsapp un magazine lié à Al-Qaïda. Selon la chaîne de télévision Sky News, il a été libéré en janvier, après avoir purgé la moitié de sa peine de trois ans d'emprisonnement.

À la télévision britannique, la députée de la circonscription Bell Ribeiro-Addy a confirmé que "la police surveillait (l'assaillant) depuis un certain temps". Selon la BBC, l'assaillant, condamnés pour délits terroristes, était sorti de prison fin janvier après avoir effectué la moitié d'une peine de trois ans.

"Changement fondamentaux"

Sur Twitter, Boris Johnson a remercié les services de secours, ajoutant que ses pensées allaient aux "blessés et à tous ceux qui ont été affectés". Dans un communiqué, le Premier ministre conservateur a également promis d'annoncer dès lundi "des changements fondamentaux" concernant le traitement des auteurs d'actes terroristes.

Le maire de Londres, Sadiq Khan, a réagi à l'attaque dans un communiqué. "Les terroristes cherchent à nous diviser et à détruire notre mode de vie. Ici, à Londres, nous ne les laisserons jamais réussir", a affirmé l'édile.

Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent des hommes armés en civil semblant tenir quelqu'un en joue, abrités derrière une voiture banalisée. Il sont rapidement rejoints par des véhicules de police.

Un employé d'un salon de coiffure de la rue a dit avoir vu des policiers en civil pourchasser quelqu'un. "Ils ont tiré trois fois (...). Il est resté vivant plusieurs minutes", a raconté Karker Tahir, disant avoir vu un "gilet".
 

Une attaque fin novembre

Londres a été le théâtre de plusieurs attentats ces dernières années. Fin novembre, une attaque au couteau avait fait deux morts à London Bridge, un pont du centre de la capitale britannique, avant que l'assaillant ne soit abattu par la police.

L'auteur de l'attaque, revendiquée par l'organisation État islamique, Usman Khan, 28 ans, était un ancien détenu pour des faits de terrorisme libéré à mi-peine. Il participait sur les lieux des faits à un programme de réhabilitation pour anciens détenus.

Depuis, le gouvernement de Boris Johnson a annoncé des mesures aggravant les peines pour les auteurs d'actes terroristes et interdisant leur libération anticipée. Dans le projet qui doit être étudié au Parlement, il est prévu que ceux qui sont condamnés pour des actes considérés comme terroristes soient emprisonnés pour au moins 14 ans.

En outre, le budget alloué à la lutte antiterroriste doit être nettement augmenté pour la période 2020/2021 et une aide immédiate de 500 000 livres (586 000 euros) supplémentaires doit être débloquée pour l'unité chargée d'aider les victimes d'attentats.

Avec AFP et Reuters

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.