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Dopage en Russie: l'AMA pour une audience publique à Lausanne

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Montréal (AFP)

L'Agence mondiale antidopage (AMA) a appelé lundi le Tribunal arbitral du sport (TAS), qu'elle a saisi début janvier du dossier du dopage russe, à ce que ses audiences pour déterminer si la Russie doit être exclue des prochains JO de Tokyo-2020 soient publiques.

Le TAS, dont le siège est à Lausanne en Suisse, doit rendre une décision définitive concernant l'exclusion pour quatre ans de la Russie de toute compétition internationale, prononcée le 9 décembre par l'AMA pour sanctionner la "manipulation" de données de contrôles antidopage, remises à l'AMA par l'Agence russe antidopage (Rusada).

"Les enquêtes de l'AMA sur la Russie, et ce dernier cas de non-conformité, ont suscité un énorme intérêt dans le monde entier", estime le directeur général de l'agence antidopage, Olivier Niggli, pour justifier cette demande.

"L'AMA - et bon nombre de ses partenaires - estime que ce litige devant le TAS devrait se dérouler dans un environnement public afin que tout le monde comprenne le processus et entende les arguments", ajoute M. Niggli, cité par le communiqué.

Selon plusieurs sources proches du dossier interrogées par l'AFP à Lausanne, la décision du TAS pourrait ne pas être rendue avant le mois de mai, à deux mois du début des JO de Tokyo, le 24 juillet 2020.

L'AMA a rappelé que, malgré l'exclusion de la Russie, les athlètes russes pourront participer sous drapeau neutre aux compétitions à condition de prouver qu'ils ne sont pas en cause dans cette vaste affaire.

Cette affaire de dopage institutionnalisé en Russie entre 2011 et 2015 implique plusieurs rouages de l'État, dont le ministère des Sports et le service secret FSB, selon plusieurs enquêtes internationales.

Depuis fin 2015, les compétitions internationales en athlétisme n'acceptent plus que des sélections de sportifs russes "neutres", sans les couleurs du pays. Le drapeau blanc, bleu et rouge n'a pas non plus été hissé aux Jeux olympiques d'hiver 2018 de Pyeongchang.

Début 2019, la remise de milliers de données brutes de contrôles antidopage, stockées dans les serveurs de l'ancien laboratoire de Moscou, aurait dû clore l'affaire.

Mais les experts informatiques missionnés par l'AMA ont découvert que "des centaines" de résultats suspects avaient été effacés de ces données, pour certains entre décembre 2018 et janvier 2019, juste avant leur remise par les autorités russes au gendarme mondial antidopage.

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