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Ligue 1: A Nantes, le capitaine Touré sonne le ralliement

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Nantes (AFP)

"Il va falloir qu'on tape du poing sur la table". Sonnés par l'improbable défaite à Rennes, les Nantais ont été remobilisés par leur capitaine Abdoulaye Touré, pilier bien présent malgré ses rêves d'ailleurs et qui sera en première ligne mardi (21h05) contre le PSG.

A la 94e minute vendredi, les Canaris menaient 2-1 au Roazhon Park, tout près d'un exploit qui les ramenait à 2 points du podium. Mais avec deux buts en trois minutes, les Rennais ont jeté un grand froid sur leurs rivaux, redescendus à la 9e place juste avant de s'attaquer à la montagne parisienne.

"Dans le vestiaire, il n'y avait pas un bruit. On était très déçu. On avait tout en main mais on repart sans rien", a témoigné le nouvel attaquant belge, Renaud Emond.

Mais alors que l'entraîneur Christian Gourcuff émettait des doutes sur la validité de l'un des buts rennais et rappelait les blessures qui ont fauché la défense nantaise, le capitaine Touré n'a pas mâché ses mots: "On perd ce match sur deux buts où on est complètement attentiste (...). On prend ça comme une erreur professionnelle".

Comme à son habitude, le milieu défensif franco-guinéen de 25 ans s'était montré solide pendant la majeure partie de la rencontre, à la récupération et à l'animation, appelant aussi le parcage nantais à redoubler d'ardeur pour soutenir les siens dans les moments de tension.

Mais "on a complètement plongé", s'est-il désolé. Désormais "c'est à nous de nous remettre en question. Il va falloir qu'on tape du poing sur la table, car cette fin de match ne doit pas se reproduire".

- "Franchir un palier" -

"On paie cash le fait de ne pas être concentré. Il faut travailler sur ça et être plus rigoureux car sinon ça va être compliqué jusqu'à la fin", a-t-il insisté, tout en tempérant: "On a vu qu'on pouvait faire de bonnes choses sur les derniers matches".

Ses troupes ont pourtant affiché une apathie inquiétante lors du match précédent contre Bordeaux (défaite 1-0 à la Beaujoire), même si elles ont peut-être été saisies par l'émotion de l'hommage rendu à leur ancien équipier Emiliano Sala, disparu un an plus tôt dans un accident d'avion.

Et Touré avait probablement aussi une préoccupation plus personnelle: le mercato. Né à Nantes et formé au club, il n'a pas caché ses envies d'ailleurs. Lui qui a fait ses débuts professionnels en 2013, mais a dû patienter un peu avant de s'imposer en 2017 sous les ordres de Claudio Ranieri, voudrait partir pour "franchir un palier", si possible à l'étranger.

L'été dernier, Mayence (1re div. allemande) a un temps tenu la corde parmi les prétendants. Fin janvier, plusieurs articles ont fait état d'un intérêt de West Ham, en difficulté en Premier League (18e).

Mais contrairement à Valentin Rongier, son camarade du centre de formation parti à Marseille, Touré, sous contrat jusqu'en juin 2022, est toujours à Nantes. "Les deux parties doivent être d'accord. Ça ne dépend pas de moi. Si ça se fait, ça se fait. Sinon c'est le destin", a-t-il expliqué récemment.

En attendant, il se contente volontiers du brassard que Rongier lui a laissé, "une fierté, une consécration" à laquelle l'enfant du pays entend faire honneur. Face à l'armada parisienne, le capitaine aura à cœur de maintenir son équipe à flot.

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