Accéder au contenu principal

XV de France: la "DN" des Bleus, Dupont-Ntamack, charnière en cours de polissage

Publicité

Saint-Denis (AFP)

Jeunes, joueurs, stratèges... Antoine Dupont et Romain Ntamack ont toutes les qualités pour s'imposer durablement à la charnière du XV de France, qu'ils ont conduit à la victoire face à l'Angleterre dimanche (24-17).

La débâcle face aux mêmes adversaires anglais à Twickenham l'an dernier (44-8), avec la charnière Camille Lopez - Morgan Parra, avait sonné l'avènement de la nouvelle association 100% toulousaine Dupont (23 ans) - Ntamack (20 ans).

Depuis, leur association se peaufine. En club, comme avec le XV de France, où la valse des N.9 et 10 enflamme les débats depuis la nuit des temps, alors que les autres nations majeures "installent" des duos.

"Ce sont deux joueurs de grande qualité, ils sont différents et, en même temps, complémentaires, c'est une belle charnière, nous avons une belle charnière", a apprécié lundi Fabien Galthié, au lendemain de sa première réussie sur le banc des Bleus.

Dans son style de puncheur, Dupont (21 sélections) a offert toute sa panoplie technique. Offensivement, il a été de tous les coups: lançant Teddy Thomas pour une percée ou combinant avec Ntamack en deux passes deux mouvements pour le premier essai de Vincent Rattez.

- "Marges de progression" -

Il fut également décisif sur les deuxième et troisième essai du capitaine Charles Ollivon; sa chandelle, certes contrée, est à l'origine du deuxième et son slalom plein d'évitements, lui a permis d'offrir le troisième.

Sans oublier un plaquage dévastateur en fin de match, lorsque la France "avait besoin d'un 9e avant" pour garder le score, a souligné Galthié.

Romain Ntamack s'est lui efforcé de jouer les chefs d'orchestre. En venant jouer "à hauteur" pour impulser les mouvements français ou bien en prenant du recul, pour distiller du jeu au pied.

Il a ainsi offert le premier essai à Rattez. Puis usé largement du jeu au pied, et même inscrit 9 points au pied (100% de réussite).

Bref... Une copie presque parfaite pour le duo, nuancée par le sélectionneur. Le XV de France a "des marges de progressions dans tous les domaines", a relevé Galthié, soulignant que la charnière "peut encore être plus efficace".

Galthié, ancien demi de mêlée, s'est penché de près sur le "kicking game" (jeu au pied). Le sélectionneur estime que "l'animation était bonne" mais entend peaufiner la "capacité de taper avant d'être obligé de taper". Autrement dit, maitriser le jeu au pied, qu'il soit défensif ou offensif, d'occupation ou de pression.

- "S'installer" -

Remplacé par Matthieu Jalibert en fin de match, Ntamack (13 sélections), sous les yeux de son père et ancien international Emile Ntamack, manque peut-être encore d'automatismes à ce poste, lui qui joue beaucoup centre avec Toulouse mais clame son envie de "s'installer" à l'ouverture.

S'installer à deux serait encore mieux. Car s'ils sont tous les deux Toulousains, ils n'ont pas beaucoup de vécu ensemble à la charnière. Ils ont été associés une seule fois, depuis la Coupe du monde, face aux Anglais de Gloucester en Coupe d'Europe en janvier (35-14).

Car si Ntamack a vite repris après le retour du Japon, Dupont a soigné un problème au dos, avant de revenir sur les terrains le 29 décembre, plus de deux mois après le quart du Mondial perdu contre les Gallois (20-19).

En Bleu, la paire Dupont-Ntamack n'a été associée que six fois depuis la première, face à l'Ecosse, dans le Tournoi 2019. Bilan: quatre victoires et deux défaites. "On a toujours à prouver", relativise Dupont.

Tous deux en tout cas balaient les questions sur leur manque d'expérience: "Sur le terrain on ne se pose pas la question de l'âge que l'on a".

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.