Accéder au contenu principal

À Genève, les camps rivaux libyens prêts à négocier "un cessez-le-feu durable"

Ghassan Salamé, l'émissaire des Nations unies pour la Libye, en marge des pourparlers à Genève, le 4 février 2020.
Ghassan Salamé, l'émissaire des Nations unies pour la Libye, en marge des pourparlers à Genève, le 4 février 2020. © Denis Balibouse, Reuters

L'émissaire de l'ONU pour la Libye a annoncé, mardi, que les deux camps qui s'opposent en Libye, réunis depuis la veille pour des pourparlers à Genève, ont accepté de transformer la "trêve" en un "cessez-le-feu durable". Les belligérants doivent désormais déterminer comment parvenir à cet objectif.

Publicité

Les belligérants libyens ont "la volonté sincère de commencer à négocier", a déclaré mardi 4 février l'émissaire des Nations unies pour la Libye, Ghassan Salamé, au deuxième jour de négociations à Genève destinées à établir une trêve durable en Libye.

Les deux camps en présence en Libye, en pourparlers à Genève depuis lundi, ont accepté de transformer la "trêve" en un "cessez-le-feu durable" et doivent désormais déterminer comment parvenir à cet objectif, a poursuivi mardi 4 février l'émissaire de l'ONU pour ce pays.

Transformer (...) cette trêve en un véritable accord sur un cessez-le-feu durable

Depuis avril, les forces du maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l'Est qui cherche à conquérir Tripoli, sont opposées à celles de Fayez al-Sarraj, chef du Gouvernement d'union nationale (GNA) reconnu par l'ONU.

"Les deux parties sont venues à Genève et nous avons commencé hier à discuter avec elles de la longue liste de points à notre ordre du jour, en commençant par la tentative de transformer (...) cette trêve en un véritable accord sur un cessez-le-feu durable. Le principe a été adopté au cours de la première session et la question est de savoir quelles en sont les conditions", a souligné Ghassan Salamé. "Il existe une véritable volonté des deux parties de s'asseoir ensemble et de commencer à négocier ensemble", a-t-il insisté, spécifiant toutefois que les parties ne discutent pas encore directement.

Cette première réunion devait démarrer le 28 janvier mais elle ne s'était finalement pas tenue, faute de participation des représentants du maréchal Haftar. Aussi, l'émissaire de l'ONU était allé voir le maréchal Haftar samedi à Benghazi (est), afin de le convaincre de participer à la réunion à Genève.

Alors que le pays est plongé dans le chaos depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, la communauté internationale craint de voir le conflit en Libye dégénérer en nouvelle Syrie.

Violations des livraisons d’armes des deux parties

L'émissaire de l'ONU a une fois de plus dénoncé, mardi, les violations continues des engagements pris le 12 janvier, à Berlin, par la communauté internationale, pour arrêter les ingérences et les livraisons d'armes aux belligérants.

"Nous sommes inquiets parce que nous considérons que des résolutions assez claires prises à Berlin ne sont pas respectées par les deux parties en conflit et nous voyons que de nouveaux mercenaires, de nouveaux équipements sont en train d'arriver pour les deux parties", a-t-il dit, exhortant le Conseil de sécurité à adopter rapidement une résolution pour créer une nouvelle dynamique vers une fin de conflit.

En parallèle aux pourparlers militaires à Genève, l'ONU a lancé un autre volet de discussions autour de sujets économiques et financiers et un premier cycle de discussions s'est tenu à Tunis, le 6 janvier. Un deuxième round est prévu le 9 février au Caire, a indiqué Ghassan Salamé. Il espère également que les parties vont entamer des discussions politiques, "probablement dans deux semaines (...) à Genève".

Avec AFP et Reuters
 

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.