Accéder au contenu principal

Chercheurs français détenus en l'Iran : Téhéran dénonce les "pressions" de Paris

La chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah, emprisonnée en Iran depuis juin 2019.
La chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah, emprisonnée en Iran depuis juin 2019. © Capture d'écran France 24 (Archive)

L'Iran a rejeté lundi un nouvel appel de la France en faveur de la libération de Roland Marchal et Fariba Adelkhah, deux chercheurs détenus par Téhéran depuis juin 2019 pour "atteinte à la sûreté de l'État". L'état de santé des deux prisonniers inquiète leurs proches.

Publicité

L’Iran reste sourd aux multiples demandes de libération de deux chercheurs français détenus depuis juin à Téhéran. Les "pressions" de Paris pour obtenir leur libération ne mèneront à rien, a déclaré lundi 3 février le porte-parole des Affaires étrangères iranien, Abbas Moussavi.

Abbas Moussavi réagissait à des propos tenus dimanche par le ministre des Affaires étrangères français, Jean-Yves Le Drian, qui a qualifié d'"insupportables" les détentions de l'anthropologue franco-iranienne Fariba Adelkhah et de son compagnon, Roland Marchal, spécialiste de la Corne de l'Afrique. L'Iran "ferait un acte fort en libérant" ces deux chercheurs, a déclaré dimanche le chef de la diplomatie française.

"Avec de tels commentaires et pressions [...] je ne pense pas que [les Français] obtiendront le résultat qu'ils souhaitent", a répondu le porte-parole iranien lors d'une conférence de presse à Téhéran.

Détenus sans procès depuis 7 mois

Roland Marchal et Fariba Adelkhah, spécialiste du chiisme ayant publié de nombreux ouvrages sur l'Iran et l'Afghanistan, sont tous deux chercheurs au Centre de recherches internationales (Ceri) de Sciences Po Paris. Détenus sans procès depuis juin en Iran, ils sont poursuivis pour "collusion en vue d'attenter à la sûreté nationale".

La France "doit permettre que le processus juridique se déroule", a déclaré lundi Abbas Moussavi, ajoutant que les deux prisonniers étaient "accusés et coupables" de "crimes sécuritaires". "Nous comprenons certaines des préoccupations de nos amis français, mais ils savent eux-mêmes que les deux [détenus] bénéficient de tous leurs droits juridiques", a-t-il garanti.

Face aux demandes répétées de Paris exigeant la libération de Fariba Adelkhah et de Roland Marchal, Téhéran dénonce régulièrement ce qu'il présente comme une ingérence dans ses affaires intérieures.

Fariba Adelkhah en grève de la faim depuis plus d'un mois

L’Iran, qui ne reconnaît pas la double nationalité pour ses ressortissants a toujours refusé à la France un accès consulaire à Fariba Adelkhah. Mais cet accès est garanti pour Roland Marchal, a assuré Abbas Moussavi.


Vendredi, le comité de soutien des deux chercheurs a indiqué que l'état de santé de Fariba Adelkhah, en grève de la faim depuis le 24 décembre, était "alarmant" et celui de Roland Marchal "très instable".

"Nous savons qu'ils ne sont pas en de très bonne condition, pas toujours bien traités", a réagi Jean-Yves Le Drian dimanche, "nous considérons que ces emprisonnements sont insupportables [et] nous l'avons fait savoir aux plus hautes autorités, y compris au président [Hassan] Rohani."

Avec AFP

 

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.