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REPORTAGE

En Irak, la peur des enlèvements fragilise le mouvement de contestation

Manifestation étudiante anti-gouvernementale, dans les rues de Bagdad, le 4 février 2020.
Manifestation étudiante anti-gouvernementale, dans les rues de Bagdad, le 4 février 2020. REUTERS - THAIER AL-SUDANI

Arrestations, kidnappings et intimidations se multiplient en marge du mouvement populaire qui agite l’Irak depuis le 1er octobre. Ces disparitions déciment les rangs de la contestation dans le pays. Les manifestants accusent le gouvernement de ne rien faire pour faire naître la peur et affaiblir le mouvement. Reportage.

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Le mouvement de contestation anti-pouvoir est toujours mobilisé en Irak. La répression aussi. Depuis le 1er octobre, la révolte populaire s'est propagée à Bagdad, la capitale, mais aussi dans de grandes villes du pays. En deux mois, elle a fait près de 460 morts et au moins 9000 blessés, selon le décompte des Nations unies.

Mais au-delà de la répression, c’est sont les kidnappings de membres éminents du mouvement de protestation qui inquiètent. Les protestaires redoutent surtout des arrestations de plus en plus nombreuses. Les manifestants accusent les autorités de laisser faire. Les membres les plus éminents du mouvement de contestation ont d'ailleurs disparu de la place Tahrir.

" Le terrorisme est devenu visible, constate Ali Jawad, un manifestant de la place Tahrir. Des gens se déplacent souvent les armes à la main dans la rue, et nous ne savons pas si ces gens sont liés aux unités de mobilisation populaire ou s'il s'agit juste de gangs".

Le Haut-commissariat de l'ONU aux droits de l'homme a recensé depuis début octobre, 49 assassinats ou tentatives d'assassinats et 72 tentatives d'enlèvements visant des activistes ou des employés de divers médias.
 

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