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Dans la presse

"L'affaire Mila", ou le retour du débat sur "le droit au blasphème" en France

L'affaire Mila remet en lumière le "droit au blasphème" en France
L'affaire Mila remet en lumière le "droit au blasphème" en France © France 24

Dans la presse, ce mercredi 5 février, le discours sur l’État de l’Union de Donald Trump et le cafouillage démocrate de l’Iowa. L’onde de choc créée par les témoignages de patineuses françaises, qui disent avoir été victimes d’agressions sexuelles alors qu’elles étaient mineures. Et "l’affaire Mila", qui remet en lumière le "droit au blasphème" en France.

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A la Une de la presse, l’ultime discours sur l’Etat de l’Union de Donald Trump, une intervention où le président a vanté, cette nuit, la santé «rugissante» de l’économie américaine.

«Trump vante ses réussites économiques lors d’une adresse marquée par la tension»: d’après The Wall Street Journal, avant même de commencer son discours, Donald Trump a ouvertement refusé de serrer la main de la présidente démocrate de la Chambre des représentants à l’origine de sa mise en accusation, ce à quoi Nancy Pelosi a réagi à son tour, en déchirant la copie du discours du président.«Le président gonflé à bloc surfe sur l’économie»:The New York Timesexplique aussi en partie la bonne forme de Donald Trump par l’acquittement attendu aujourd’hui dans la procédure de destitution lancée contre lui. D’après USA Today, l’intervention du président a ressemblé à un «tour de victoire précoce», avant son probable acquittement par le Sénat - l’épilogue de trois jours d’un «sprint» politique qui a commencé lundi avec le début des primaires démocrates, dans l’Iowa, où le caucus devait donner le coup d’envoi de la course à la présidentielle, mais a viré au fiasco, à cause de problèmes techniques. Résultat: au moment où nous parlons, le nom du vainqueur reste à confirmer, puisque seuls des résultats partiels accordent une courte avance à Pete Buttigieg, sur Bernie Sanders. «Qui a gagné? Qui a perdu? Qui sait ?», se moque The New York Daily News.

Le loupé de l’Iowa inspire beaucoup les dessinateurs de presse américains. Le dessin de Sack montre les candidats démocrates, chaussures fumantes, toujours coincés sur la ligne de départ. Un dessin qu’on a trouvé sur Twitter. Et Matt Handelsman, pour The Advocate, ironise sur les problèmes techniques des démocrates, empêtrés dans le comptage des voix: «Même nous, nous n’aurions pas pu créer un tel chaos», commente un pirate informatique russe. Pat Bagley, pour The Salt Lake Tribune, représente, lui, l’âne démocrate en bourriquet, l’ami de Winnie l’ourson, penaud, affublé d’une pancarte proposant de lui «botter le derrière». L’âne démocrate est à terre, après s’être pris les pieds dans le tapis et le dragon Trump, forcément, triomphe, d’après Matt Wuerker, pour Politico. Le président américain n’a évidemment pas manqué de se réjouir, sur Twitter, du désastre politique de ses adversaires. La jubilation de Donald Trump: à voir enfin avec e dessin de Chappatte, pour le journal suisse Le Temps. «Losers»: «Vous êtes des perdants», fulmine une démocrate contre ses camarades. «Vous m’enlevez les mots de la bouche», s’amuse le président américain.

En France, la président de la Fédération des sports de glace refuse de démissionner, malgré la demande de la ministre des Sports. Mis en cause pour avoir fermé les yeux sur plusieurs affaires d’agressions sexuelles présumées, Didier Gailhaguet «s’accroche à son poste», d’après 20 minutes. L’onde de choc provoquée par les témoignages de patineuses disant avoir été victimes d’agressions sexuelles de la part de leur entraîneur, alors qu’elles étaient mineures, dépasse maintenant le monde des sports de glace. Comme en témoigne cette tribune, évoquée par le Huffington Post et signée par 54 athlètes français, où ces sportifs de haut niveau appellent à une prise de conscience des dirigeants sportifs, des entraîneurs et des parents face aux situations que les enfants peuvent subir.

La France, où il est aussi beaucoup question de «l'affaire Mila», du nom d’une adolescente cible d'innombrables menaces de mort, pour avoir violemment critiqué l'islam. D’après La Tribune de Genève, cette affaire «remet en lumière le «droit au blasphème» en France, premier pays d'Europe à l'avoir érigé», le journal suisse estimant qu’«une partie de la gauche et certains mouvements féministes se sont illustrés, dans cette histoire, par leurs positions alambiquées, leur silence, ou carrément leur hostilité à Mila». Se disant «consternés par le silence de la gauche et des voix républicaines dans l’affaire Mila», dix-huit enseignants-chercheurs demandent dans une tribune au Monde, aux institutions concernées, notamment aux ministères de l’éducation et de l’intérieur, de «prendre des mesures claires» pour protéger la jeune fille, qui a depuis dû être extraite de son école et fait l'objet, avec sa famille, d'une «vigilance particulière de la part de la police nationale», selon le ministère de l’Intérieur.

Avant de vous dire à demain, je vous propose de vos emmener en Autriche, où se déroule comme chaque année, le 20 février prochain, le bal de l’opéra de Vienne… une tradition vieille de 200 ans et qui va accueillir, pour la première fois, un couple de même sexe, Sophie Grau et Iris Klopfer – auxquelles il a été demandé, comme à tous les participants, d’obéir à deux impératifs: savoir danser, bien sûr et respecter le «dress code», la tenue vestimentaire de rigueur. Queue de pie pour l’une, et robe longue blanche pour l’autre. «La tradition n’exclut ni la diversité ni la tolérance», ont fait savoir les organisateurs. Lu dans The Guardian.

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