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L1: heurts avant Saint-Etienne-OM, les supporters marseillais repartent sous escorte

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Saint-Étienne (AFP)

Confusion à Saint-Etienne: des heurts ont éclaté avant le match de L1 contre Marseille mercredi soir, retardant d'un quart d'heure le coup d'envoi d'un match qui s'est joué sans supporters marseillais rentrés chez eux sous escorte policière, a-t-on appris de sources concordantes.

Selon les porte-parole des deux clubs, une échauffourée a éclaté entre les supporters des deux camps et les forces de l'ordre sont intervenues, tirant des gaz lacrymogène pour disperser les groupes.

"Des heurts ont éclaté entre supporters des deux clubs, et avec la police bien entendu qui est intervenue", a expliqué Xavier Thuilot, directeur général de l'AS Saint-Etienne, au micro de la chaîne Canal+. "La police a dû utiliser des gaz lacrymogènes ce qui a propagé le nuage dans le stade et a occasionné le retard".

Dans un communiqué publié dans le soirée, l'OM affirme que les cars de ses supporters "ont été la cible d’individus cagoulés qui les ont violemment attaqués".

Arrivés sur le parking du stade Geoffroy Guichard, "nos supporters ont été confinés sur place et ont subi des jets d’objets multiples de la part des supporters stéphanois et des réactions particulièrement violentes des forces de l’ordre qui ont utilisé des gaz lacrymogènes, un canon à eau mais aussi visiblement des flash-balls", affirme l'Olympique de Marseille.

Sur la pelouse, une forte odeur de lacrymogène s'est fait sentir, a constaté un journaliste de l'AFP. L'échauffement et donc le match, comptant pour la 23e journée de Ligue 1, ont été retardés d'un quart d'heure.

Le carré visiteur est resté vide, la préfecture ayant pris la décision de refuser de laisser pénétrer les supporters marseillais, dont le nombre avait été limité à 400 par arrêté préfectoral.

Vers 21h45, soit environ un quart d'heure avant la fin de la première mi-temps, les supporters de l'OM sont repartis à bord de leurs autobus en direction de Marseille, sous escorte des forces de l'ordre, indique une source policière.

Selon les pompiers et le Parquet de Saint-Etienne contactés par l'AFP, il y a eu ni blessé ni interpellation.

- "Mauvaise image" -

Ces nouveaux incidents interviennent moins de deux mois après les débordements observés lors de la réception du Paris SG au stade Geoffroy-Guichard, où les supporters stéphanois avaient allumé des dizaines de fumigènes.

Début janvier, la commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP) a sanctionné l'ASSE de deux matches à huis clos total, dont un avec sursis, pour usage massif d'engins pyrotechniques. Le match ferme a été purgé dans la foulée contre Nantes (2-0) et il faudra voir si les incidents de mercredi sont susceptibles d'entraîner une levée du sursis.

"Les autorités ont pris tout ça en main, nous on est que suiveurs, d'autant que les heurts ont lieu sur la voie publique et pas dans le stade", a rappelé Xavier Thuilot, déplorant ces incidents.

"On regrette tout ça, c'est encore une mauvaise image pour le foot dans sa globalité", a-t-il fait valoir. "C'est un problème très complexe, qui est collectif, auquel il faut apporter des réponses collectives".

De son côté, le club marseillais se réserve "le droit d’envisager et mettre en œuvre toutes les démarches ou actions qui permettront au Club et à ses supporters d’être rétablis dans leurs droits".

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