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Ligue 1: pour l'OM, les voyants restent au vert avant les Verts

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Marseille (AFP)

Pas de stress. Même si l'Olympique de Marseille marche un peu moins fort, il devance toujours la meute de ses concurrents pour la deuxième place avant un second déplacement en quatre jours à Saint-Étienne, mercredi (21h00) pour la 23e journée de Ligue 1.

"Il ne faut pas paniquer", prévient Dimitri Payet, meneur de jeu d'une équipe invaincue depuis 14 matches toutes compétitions confondues, mais qui reste sur deux 0-0 en Ligue 1, contre Angers et à Bordeaux.

Certes, "la situation est moins confortable, on sait que notre parcours de la seconde partie de saison est plus difficile, on se déplace chez tous les +gros+", admet Payet.

Mais "on a pris trois points à Rennes (1-0) et un à Bordeaux", pas de quoi trembler des genoux avant les confrontations directes à venir, à Lille, à Montpellier ou à Lyon.

Autre sujet d'inquiétude, plus irrationnel et superstitieux, l'OM a déjà laissé échapper la Ligue des champions au printemps 2018, après avoir eu de l'avance, et il s'était même effondré en seconde partie de saison avec Marcelo Bielsa, de champion d'automne à quatrième en 2015.

Mais Payet chasse ce fantôme. Cette année-là, "on avait perdu contr Grenoble en Coupe de France, ensuite en championnat (à Montpellier, 2-1), et après c'était parti en +freestyle+", se souvient-il.

Payet souligne que "ce n'est pas le même +mood+", car "on a eu un match difficile en Coupe de France mais on a su le gagner (1-1 et 4 t.a.b. à 2 contre le club de N2 de Trélissac), et aujourd'hui on est en quarts, puis on a su gagner à Rennes".

- Jeu moins percutant -

André Villas-Boas aussi préfère souligner le positif. Dimanche soir à Bordeaux, il a repris un journaliste qui lui a rappelé que l'OM n'avait pris que deux points en deux matches: "Et avec Rennes ça fait combien ?" a demandé l'entraîneur. Réponse: cinq points en trois matches, pas un si mauvais bilan.

Pour le Portugais, "la vraie perte de points c'est à la maison contre Angers, avec l'absence de trois joueurs" suspendus, Payet, Boubacar Kamara et Bouna Sarr.

Celui ramené de Gironde est un bon point, l'impression d'échec vient surtout de l'histoire des 42 ans sans victoire de l'OM là-bas, souligne "AVB".

Le jeu est moins percutant que fin 2019 (6 victoires et 1 nul en 7 matches), mais "notre force, selon AVB, est le mental, l'ambition, peut-être plus que notre grande qualité de jeu, si on peut le dire comme ça".

La fatigue n'est pas non plus un sujet d'inquiétude. Le coach répète que les blessures épargnent son groupe, sauf celle de Florian Thauvin, et que l'OM finit fort ses matches, comme à Bordeaux.

Le vrai souci vient de l'attaque. "En trois matches (de L1, NDLR) on n'a pas pris de but, mais on n'en a marqué qu'un", rappelle Payet.

- Benedetto ne marque plus beaucoup -

En 2020, l'OM n'a été efficace qu'en Coupe de France, contre Strasbourg (3-1) ou contre un club de N2 réduit à dix (Granville, 3-0).

Le buteur Dario Benedetto ne marque plus beaucoup (3 buts en 16 matches), il a joué diminué par une douleur à un tendon d'Achille à Bordeaux, mais "sera dans le groupe à Saint-Étienne", assure Villas-Boas.

L'autre sujet de préoccupation est hors-terrain. Les comptes de l'OM de la saison dernière sont encore dans le rouge, de 91 millions d'euros, et le fair-play financier de l'UEFA le contraint à vendre des joueurs.

Payet relance le débat en se disant inquiet dans la perspective de la Ligue des champions l'année prochaine, l'objectif du club.

"Si c'est pour ne pas avoir l'effectif pour la jouer dans de bonnes conditions, je me demanderai si je dois aller voir ailleurs", a expliqué le meneur.

Mais il faut déjà se qualifier. Villas-Boas table sur "25 et 30 points en plus, sur 48 possibles". Dans l'immédiat, entre Saint-Etienne et Toulouse, samedi au Vélodrome, "Mon objectif est 6 points, si on en prend 4 je suis content aussi". Donc: no stress.

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