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Retraites: Cazeneuve, Rabault et Kanner (PS) brocardent une réforme "injuste" et "confuse"

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Paris (AFP)

"Projet vacillant", "confus" et "injuste": l'ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve, les présidents de groupe PS à l'Assemblée nationale et au Sénat et la présidente de la région Occitanie fustigent la réforme des retraites du gouvernement, mercredi dans une tribune au HuffPost.

"Qui aspire à une réforme universelle des retraites qui soit juste ne peut approuver le projet porté par l’actuel pouvoir, qui en compromet gravement l'objectif", estiment Bernard Cazeneuve, Valérie Rabault, Patrick Kanner et Carole Delga.

Sur la méthode, ils déplorent l'illusion "optique" de concertation et le manque de "volonté de consensus", en particulier sur l'âge-pivot, "bonus-malus sur la valeur du point de retraite", "maintenu" "dans le projet de loi soumis au Parlement".

"Le projet de l’exécutif est vacillant, car une réforme ne peut reposer sur un brouillon qui a fini par engendrer partout la défiance", affirment ces signataires, selon lesquels "le raisonnement technocratique s'est doublé d'un entêtement politique".

"L'Assemblée nationale et le Sénat ont entamé l'examen d'un texte dont les calculs sont faux, puisqu'ils se fondent sur un âge d'équilibre fixé à 65 ans, alors que celui-ci va, dans la réforme présentée, augmenter chaque année", ajoutent-ils.

Le projet, martèlent-ils, est "injuste", notamment la "baisse de la part des dépenses de pension dans le PIB prévue par le projet actuel" et "la non-considération d'enjeux de solidarité majeurs".

"Pour que cette réforme soit acceptable et juste, il faut la compléter", proposent-ils: "garantir que le pouvoir d’achat d’une retraite, une fois allouée, sera maintenu", "que le minimum de retraite pleine à 85% du Smic sera effectivement indexé sur celui-ci", "compléter l'approche fondée sur la pénibilité (...) par une approche fondée sur les métiers" ou encore "supprimer ou atténuer fortement les pertes subies, du fait de la réforme, des catégories de salariés tels les enseignants".

Depuis le démarrage lundi de ses travaux, la commission spéciale à l'Assemblée avait mardi soir examiné quelque 360 amendements, plus de 20.000 restant encore à débattre, dont 19.000 des insoumis.

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