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Après l'espoir d'un rebond, la Fashion Week de New York refait grise mine

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New York (AFP)

L'arrivée de Tom Ford à la tête du syndicat américain de la mode avait laissé espérer un nouveau souffle, mais la semaine de la mode de New York, qui s'ouvre jeudi, va de nouveau briller par ses absences, perturbée notamment par la cérémonie des Oscars qui tombe dimanche.

Tommy Hilfiger, Rihanna... Les grands noms étaient pourtant de retour à la Fashion Week new-yorkaise de septembre 2019, après une succession de saisons moroses.

Certains y voyaient déjà les premiers fruits de l'ère Tom Ford, le designer américain devenu président du CFDA, le syndicat américain de la haute couture, avec la volonté de redynamiser l'événement.

Mais cinq mois plus tard, le temps est de nouveau à la grisaille. Rihanna n'organise pas de défilé, Tommy Hilfiger est parti à Londres, et Jeremy Scott à Paris. Comble, même Tom Ford a choisi de défiler ailleurs, à Los Angeles, vendredi.

"Il n'y a vraiment aucune scène plus visible dans le monde que Los Angeles au moment des Oscars", avait expliqué le quinquagénaire à l'éternel costume noir. La cérémonie des récompenses du cinéma se déroulera dimanche soir.

"Quelqu'un m'a demandé, l'autre jour, comment je pouvais justifier le fait de défiler à Los Angeles dans la mesure où je suis aujourd'hui le président du CFDA", avait concédé Tom Ford au site spécialisé Business of Fashion. "Je lui ai rappelé qu'il s'agit du Council of Fashion Designers of America et pas le Council of Fashion Designers of New York".

Historiquement très orientée vers les débouchés commerciaux et le marché de masse, la Fashion Week de New York a été la plus ébranlée par le récent brouillage des repères de la mode et la remise en cause du défilé.

Témoin de ce mouvement, Ralph Lauren a choisi de ne pas défiler du tout cette saison, de même que Phillip Lim ou Pyer Moss, qui avait fait sensation lors de la dernière Fashion Week.

- Coronavirus -

Restent quelques incontournables, comme Oscar de la Renta, Carolina Herrera, Michael Kors ou Marc Jacobs, qui offrent encore un peu de lustre à une semaine sans certitudes.

De retour à New York, comme Proenza Schouler avant elles, les soeurs Mulleavy du label Rodarte constituent un coup de pouce précieux, en tant que créatrices parmi les plus originales de la nouvelle génération.

Pour rester pertinente et remplir son calendrier, la semaine new-yorkaise, qui se terminera officiellement le 12, continue de s'ouvrir à des designers émergents, comme Sies Marjan, Eckhaus Latta, Monse, Gabriela Hearst ou Brandon Maxwell.

Autre carte qui maintient New York dans les conversations, celle de la diversité.

Outre les designers noirs Christopher John Rogers, LaQuan Smith ou Jason Rembert, le calendrier accueille, cette saison, Sukeina et son créateur sénégalais Omar Salam, ainsi que la designer de la Grenade Fe Noel.

Avec cette même volonté de diversité et le désir de se tourner vers un marché gigantesque, la Fashion Week de New York avait aussi largement ouvert ses portes ces dernières années aux designers chinois, qui avaient attiré de nombreux acheteurs, médias et influenceurs venus de Chine.

Mais cette saison, l'incertitude plane sur leur participation, en pleine crise sanitaire du nouveau coronavirus.

Sollicité par l'AFP, le CFDA a indiqué ne pas avoir d'information sur d'éventuelles annulations. Plusieurs maisons chinoises comme Mukzin ou Sheguang Hu ont assuré que leurs défilés étaient maintenus à New York.

La Chambre italienne de la mode (CNMI) a annoncé mercredi qu'environ un millier d'acheteurs, journalistes ou stylistes devraient manquer à l'appel de la Fashion Week de Milan (18-24 février), obligés de se rabattre sur la diffusion en ligne des défilés.

La Chambre syndicale britannique de la mode (BFC) a aussi indiqué s'attendre à ce que le contingent chinois "soit considérablement réduit" pour la Fashion Week de Londres (14-18 février).

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