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Gailhaguet "à la limite de l'injure" envers Maracineanu, selon la porte-parole du gouvernement

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Paris (AFP)

La porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a estimé jeudi que le patron du patinage français Didier Gailhaguet était "tombé bien bas" et qu'il était "à la limite de l'injure" lorsqu'il qualifie Roxana Maracineanu de "ministre moralisatrice", en plein scandale de violences sexuelles.

La veille, le président de la Fédération française des sports de glace (FFSG), engagé dans un bras de fer avec le gouvernement qui demande sa démission, avait déploré que la ministre, "moralisatrice", ne l'écoutait pas, "drapée dans ses certitudes".

"Ce sont des propos que je qualifierais à la limite de l'injure", a réagi Sibeth Ndiaye sur Public Sénat, se disant "déçue par l'homme". Il "s'honorerait à reconnaître qu'il y a eu des dysfonctionnements importants dans cette fédération", a-t-elle ajouté.

"Je considère que quand on dit d'une femme, d'une ministre, qu'elle est moralisatrice parce qu'elle considère qu'il y a des faits d'agressions sexuelles, de viols que l'on soupçonne et qui sont inacceptables, je pense vraiment que ce monsieur est tombé bien bas", a-t-elle ajouté.

Elle a réitéré l'appel à la démission qui correspond à "un besoin moral, un besoin d'assumer ses responsabilités quand on est un dirigeant".

"Il dira, lorsqu'on aura des témoignages, pour le mettre lui en cause personnellement ou lui en tant que président de fédération, il dira devant le juge que je suis moralisatrice", a lancé de son côté jeudi Roxana Maracineanu au micro de la radio RTL.

La secrétaire d'État à l'Égalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, a, elle, dénoncé les "propos assez indignes" de Didier Gailhaguet "mettant en accusation" Mme Maracineanu.

"On n'est pas en train de faire de la morale, on est en train de faire du droit", a-t-elle souligné sur Europe 1: "il est interdit de procéder à des attouchements, des abus sexuels, des agressions, des viols sur qui que ce soit", a-t-elle insisté, en estimant que la présomption d'innocence "ne doit pas être un prétexte pour ne rien faire".

Roxana Maracineanu reproche à la FFSG d'avoir remis l'entraîneur Gilles Beyer, aujourd'hui accusé de viol par l'ancienne championne de patinage Sarah Abitbol, dans le circuit au début des années 2000, malgré une enquête administrative soulignant des attitudes inappropriées.

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