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Pour Nathalie Péchalat, le sport peut sortir grandi du scandale dans le patinage

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Paris (AFP)

"Le sport est tout sauf sali, il est en train de devenir de plus en plus propre", estime la championne de danse sur glace, Nathalie Péchalat, qui appelle les athlètes à ne plus se taire après les révélations de violences sexuelles dans le patinage français.

"Le sport est tout sauf sali, il est en train de devenir de plus en plus propre, tout ce déballage de témoignages, ce n'est pas des témoignages dégueulasses, c'est une manière de laver notre sport, de le faire grandir et ça va servir l'image du sport", a expliqué à l'AFP la championne d'Europe (2011, 2012), qui a pris sa retraite sportive en 2014.

Membre de la commission des athlètes du comité olympique sportif français (CNOSF), elle est l'une des signataires, avec une cinquantaine d'autres sportifs, d'une tribune appelant à "briser le silence".

"On a tous dû coller au système, on a dû se taire" et "parfois subi, c'était presque le passage obligé pour atteindre ses objectifs personnels, mais on n'avait pas forcément conscience", souligne-t-elle, alors que le scandale, qui a éclaté il y a une semaine, a remis en lumière la question du silence dans le milieu sportif face à ce problème.

Mais "quand je vois la réaction" du président de la Fédération française des sports de glace (FFSG) "Didier Gailhaguet à la conférence de presse (mercredi), je me dis que non, on ne prend pas les choses à bras le corps", ajoute-t-elle.

Sarah Abitbol a accusé la semaine dernière dans un livre (Un si long silence, Plon) l'entraîneur Gilles Beyer de l'avoir violée quand elle avait entre 15 et 17 ans, entre 1990 et 1992. "Elle m'avait dit certaines choses, mais je n'avais pas du tout imaginé l'ampleur des dégats", ajoute Péchalat, elle-même membre du club parisien des Français volants, où Gilles Beyer a officié.

Nathalie Péchalat s'est également dite dans "l'expectative" face au bras de fer entre la ministre des Sports, Roxana Maracineanu, et le président de la fédération Didier Gailhaguet, la première ayant demandé la démission du second, qui refuse pour l'instant.

"Ce n'est pas +Plus belle la vie+, c'est +Plus moche la vie sportive+, le petit feuilleton", a-t-elle confié.

"On est dans une sorte de zone grise où on ne sait pas ce qu'il va se passer. Tout peut arriver comme rien ne peut arriver, tout peut rester pareil", a-t-elle ajouté.

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