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Réforme des retraites : plus de 120 000 manifestants pour la 9e journée de mobilisation

Des manifestants passent devant l'arc de triomphe de la Porte d'Aix alors qu'ils participent à une manifestation contre le projet de réforme des retraites à Marseille, le 6 février 2020.
Des manifestants passent devant l'arc de triomphe de la Porte d'Aix alors qu'ils participent à une manifestation contre le projet de réforme des retraites à Marseille, le 6 février 2020. © Clément Mahoudeau, AFP

Les opposants à la réforme des retraites ont manifesté de nouveau, jeudi, pour réclamer son retrait. Selon le ministère de l'Intérieur, 121 000 personnes ont manifesté dans toute la France, dont 15 000 à Paris, soit une participation en hausse par rapport à celle de la précédente journée de mobilisation interprofessionnelle.

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La contestation de la réforme des retraites s'est poursuivie, jeudi 6 février, avec une manifestation interprofessionnelle – la 9e depuis le 5 décembre – organisée dans plusieurs villes de France.

Selon le ministère de l'Intérieur, 121 000 personnes ont manifesté dans toute la France, dont 15 000 à Paris, soit une participation en hausse par rapport à celle de la précédente journée de mobilisation interprofessionnelle, le 30 janvier, que le ministère avait estimée à 108 000 en France et 13 000 à Paris.

La CGT a, de son côté compté, 130 000 manifestants dans la capitale, entre gare de l'Est et Nation, pour réclamer le "retrait d'un projet injuste et dangereux". À l'appel de l'intersyndicale CGT, FO, Solidaires, FSU et d'organisations de jeunesse, ils étaient 5 300 à Lyon, 4 500 à Marseille, 3 500 à Toulouse ou Bordeaux, 2 700 à Rennes, 2 300 à Nantes, 1 700 à Lille, 1 600 à Clermont-Ferrand, 1 300 à Dijon, 1 100 à Perpignan, selon les préfectures ou la police.

À Bordeaux, les opposants au projet de loi du gouvernement ont érigé un "mur du mépris" pour dénoncer la politique de l'exécutif et la répression policière. Faite de parpaings, la barricade a bloqué l'entrée principale du rectorat. "C'est le mur du mépris, car on n'a aucune réponse de la part de notre ministère depuis plusieurs mois, plusieurs semaines", sur la réforme du bac et des retraites, a déclaré à l'AFP Jean-Pascal Meral, du syndicats d'enseignants Snes-FSU. 

À Nice, une cinquantaine de pompiers, en grève depuis juin, se sont allongés sur les rails du tramway, bloqué pour 24 h comme la plupart des bus. "Même si on est peu, on restera", assure Benjamin Vuolo, 52 ans, élu du syndicat autonome des pompiers et très remonté contre la réforme qui reporte leur âge de départ à la retraite de 57 à 59 ans.

 À Tours, les avocats vêtus de leur robe, d'un masque blanc et d'un foulard rouge, ont formé une chaîne humaine avant d'assister en silence à l'audience solennelle de rentrée du tribunal.

Demande de référendum sur les retraites

Avant le départ du cortège parisien, le secrétaire général du syndicat, Philippe Martinez, avait déclaré : "On est loin d'être à la fin du mouvement", et avait dénoncé une "pseudo loi" en cours d'examen à l'Assemblée nationale. 

Les travaux sur la réforme des retraites ont, en effet, démarré cette semaine au sein de la commission spéciale de l'Assemblée nationale, qui doit examiner plus de 20 000 amendements, dont 19 000 des députés LFI.

Le chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a demandé, jeudi, à Emmanuel Macron d'organiser un référendum sur le sujet. "S'il tient à tout prix à cette réforme parce qu'il pense qu'elle est bonne pour le pays, qu'il constate que les gens n'en veulent pas, alors qu'il organise par exemple un référendum", a-t-il dit sur France 2. 

La CFDT, favorable à un système "universel" par points, fait du lobbying auprès des députés pour améliorer les textes et a travaillé en ce sens sur des amendements, de même que la CFTC et l'Unsa. 

La CFE-CGC, opposée à la réforme, a aussi déposé 22 amendements, quand FO a écrit aux parlementaires pour qu'ils "n'approuvent pas" le projet de loi.

Opération "ports morts"

Dans la rue, des actions se sont poursuivies cette semaine, organisées notamment par des fonctionnaires : police scientifique, éboueurs, égoutiers...

Côté grève, plusieurs secteurs ont pris le relais des transports, où le trafic est "normal" à la RATP et avec "peu de perturbations" à la SNCF. Dans le secteur maritime, la CGT organise une opération "ports morts". Ces actions, récurrentes depuis plusieurs semaines dans les grands ports français, ont été généralement très suivies.

Perturbations en Île-de-France, à Marseille et en Guadeloupe

Dans le secteur des déchets, les salariés des trois sites d'incinération d'Ile-de-France ont reconduit leur mouvement jusqu'à vendredi. La préfecture a réquisitionné des personnels pour gérer les stocks d'ordures et redémarrer un des fours, à Issy-les-Moulineaux.

La métropole Aix-Marseille-Provence a annoncé qu'elle lancerait une procédure de réquisition de ses agents en grève, pour évacuer les 3 000 tonnes de déchets en souffrance dans les rues. 

En Guadeloupe, le mouvement social contre la réforme, combiné à des revendications contre la baisse des effectifs enseignants, bloque une très grande partie des écoles, collèges et lycées depuis le 5 décembre.

Lors du huitième appel à une journée interprofessionnelle le 30 janvier, la mobilisation avait marqué le pas, avec 108 000 manifestants en France (ministère de l'Intérieur), contre 249 000 lors de la journée précédente, le 24 janvier. La suite du mouvement doit être décidée lors d'une réunion au siège de la CGT en fin de journée.

Avec AFP

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