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XV de France: Arthur Vincent, l'irrésistible ascension

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Marcoussis (France) (AFP)

Quelques secondes de jeu face aux Anglais, aucun ballon touché... et une titularisation contre l'Italie, dimanche. Arthur Vincent, capitaine des champions du monde U20 en 2019, connaît une ascension express chez les A qui le verra débuter, pour la première fois, en Bleu.

Et dire qu'il n'aura pas forcément dû être là! Le centre de Montpellier a ainsi profité de deux blessures, celle du Clermontois Damian Penaud (mollet) d'abord pour intégrer la liste de 28 contre l'Angleterre, celle du Racingman Virimi Vakatawa (triceps) ensuite pour se glisser dans les XV face à la Squadra Azzurra.

Une véritable baptême du feu pour le natif de Mauguio, qui refuse de s'enflammer. "Si on doit rentrer pour aider l'équipe, c'est notre job donc tant mieux. C'était déjà énorme d'être là. Une superbe expérience", a-t-il ainsi confié.

"Sur le banc, il faut rester concentré et ne pas perdre d'énergie. J'étais déjà très heureux de faire partie des 28. Mon rôle, c'était, si malheureusement il y avait une blessure, de rentrer sur la fin et ça a été le cas. C'était exceptionnel", a-t-il ajouté.

Une attitude positive qui lui a valu les louanges du manager des Bleus.

"Avoir des joueurs de cet âge-là, capables de partager une vision du rugby, c'est un atout supplémentaire et c'est ça qu'on recherche au sein de l'équipe", a expliqué Raphaël Ibanez, qui a également vanté "son adaptation au sein de l'équipe avec une facilité déconcertante et une maturité incroyable".

Même son de cloche du côté du sélectionneur, visiblement sous le charme de Vincent.

"C'est un joueur qui a un parcours parfait. Il est passé par toutes les équipes de France, notamment la génération championne du monde, dont il était le capitaine l'an dernier. Il était présent sur quasiment toutes les feuilles de match avec Montpellier, il était performant en match mais aussi avec nous à l'entraînement", a expliqué Galthié.

- "Maturité" -

"On attend de lui qu'il soit lui-même, avec ses points forts, sa maturité mais aussi sa jeunesse. C'est un centre polyvalent, premier ou deuxième, capable d'être régulateur ou accélérateur. Il s'adapte facilement à son partenaire et à son demi d'ouverture. C'est un joueur de ligne et on s'attend juste à ce qu'il nous sorte une performance à la hauteur de ce qu'il nous montre habituellement", a-t-il poursuivi.

Ce même Galthié lui avait offert une première cape, pour quelques secondes seulement, face au XV de la Rose. Il n'avait alors pas touché de ballon mais cela reste, pour l'intéressé, "une super expérience".

"Une sélection, ce n'est pas un cadeau", a d'ailleurs tempéré le sélectionneur. "On n'est pas un comité d'entreprise qui offre des cadeaux et des repas de Noël. Arthur Vincent est rentré parce que Virimi Vakatawa était moins bien et que je savais qu'il restait deux montées défensives à assurer."

Et contre l'Italie, dimanche, il faudra assurer. Comme ses coéquipiers en club, le pilier Mohamed Haouas, le deuxième ligne Paul Willemse et l'arrière Anthony Bouthier face à l'Angleterre.

Quatre Montpelliérains en même temps sous le maillot bleu, ce n'est plus arrivé depuis l'association de Julien Tomas, Louis Picamoles, François Trinh-duc et Fulgence Ouedraogo, en 2008, face à... l'Italie. Un match remporté 25-13 par la France. Ce serait un autre joli cadeau pour Arthur Vincent.

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