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Basket: l'intensité, la clef des Bleues pour voir Tokyo-2020

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Bourges (AFP)

L'agressivité comme carte maîtresse: après son exploit contre l'Australie (72-63), l'équipe de France féminine de basket va à nouveau compter sur son engagement contre le Brésil pour poinçonner avec hargne son ticket pour Tokyo-2020, samedi (20h30) lors du TQO de Bourges.

Contre les vice-championnes du monde australiennes jeudi soir, la première action du match avait donné le ton à la rencontre, et peut-être au reste du tournoi.

Servie dans la raquette, la vedette australienne Liz Cambage tente de marquer les premiers points du match. Elle impose son double mètre, se retourne... et perd le ballon. La petite Olivia Epoupa (1,65 m), vive comme l'éclair, lui avait arraché des mains avant même que la géante ne dégaine.

Cette intensité, jamais démentie lors de la victoire contre les Opals, est le principal atout des Bleues. Une philosophie imprimée par la sélectionneuse Valérie Garnier et travaillée depuis novembre quitte à laisser un peu l'attaque de côté.

"On avait décidé de bousculer l'Australie. On veut contester les passes, les rebonds", explique la technicienne, ravie. "L'adhésion au projet a été totale. L'adhésion a été un déclic. On parle d'intensité, de détermination, d'abnégation, d'engagement."

"On essaie d'augmenter notre niveau défensif, d'être agressive", savoure la capitaine Endy Miyem. "Il y a une énergie, on se tire les unes les autres."

Mais les Bleues peuvent-elles maintenir cette discipline physique et mentale pendant tout le tournoi de qualification?

-Un déclic-

"On va essayer", confie Garnier. "Le TQO arrive après plus de six mois de saison régulière, c'est un peu l'inconnue."

Une victoire contre le Brésil enverrait directement les Bleues aux JO. Mais, les Sud-Américaines, battues à la surprise générale par les Portoricaines lors de la première journée (91-89 a.p.) sont au bord du gouffre. Les anciennes championnes du monde (1994), en plein doute, risquent de passer à côté d'un TQO qui qualifie pourtant trois équipes sur quatre, alors qu'elles ont participé à tous les JO depuis Barcelone-1992.

"On a répondu présentes sur le défi physique. Mais ça va être un combat peut-être encore plus dur, car elles sont dos au mur", analyse Diandra Tchatchouang.

"La défense a été une satisfaction. C'est elle qui a imposé le rythme contre l'Australie. Ça a un peu été un déclic, il faudra se servir de ce match", insiste l'ailière.

"C'est un match piège, car elles sont obligées de gagner. Elles n'ont rien à perdre, elles vont aller au combat", abonde Marine Fauthoux, très déterminée et pas inquiète sur le niveau de fraîcheur des Bleues, mises au repos vendredi.

"On est toutes prêtes", affirme-t-elle. "On a travaillé cette intensité défensive. On peut la maintenir sur trois matches si on le veut."

C'est tout ce que souhaite le Palais des Sports du Prado, temple du basket féminin. Déjà surchauffée jeudi malgré des tribunes au tiers vide, l'enceinte berruyère sera comble samedi pour pousser si jamais les Bleues lèvent le pied.

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