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Démission de Gailhaguet: une "lueur d'espoir" face à "tout un système à repenser", estime Peizerat

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Paris (AFP)

Gwendal Peizerat, champion olympique de danse sur glace en 2002, voit une "lueur d'espoir" face à "tout un système à repenser" après la démission de Didier Gailhaguet de la présidence de la Fédération française des sports de glace (FFSG), en plein scandale de violences sexuelles dans le patinage, explique-t-il à l'AFP samedi.

Sera-t-il candidat à sa succession, lui qui s'était présenté contre Gailhaguet en 2014? "Ce n'est pas mon projet actuellement", mais "s'il faut vraiment aller plus loin, je n'ai pas l'habitude de faire les choses à moitié", répond-il.

Q: Quelle est votre réaction à cette démission?

R: "C'est un espoir de changement, de nouvelle ère. C'est un préalable. Mais ce n'est qu'une étape. Il y a beaucoup de choses à reconstruire. C'est une révolution que Sarah (Abitbol) a déclenché avec ses révélations (elle accuse l'ex-entraîneur Gilles Beyer de viols et d'agressions sexuelles au début des années 1990 dans un livre sorti la semaine dernière, NDLR). Et dans toute révolution, il y a des têtes qui tombent, mais il y a aussi des choses à rebâtir après. Il y a tout un système à repenser. Je fais confiance à la qualité des bénévoles des clubs partout en France pour apporter leurs idées, leurs énergies afin de reconstruire quelque chose de beaucoup plus sain, plus viable. Beaucoup plus moderne aussi. Et qui, surtout, nous permettra de ne plus jamais revoir ça et de protéger au mieux les pratiquants, les athlètes, mais aussi tous les acteurs de la fédération, les entraîneurs, les bénévoles, les présidents de clubs, les juges, les officiels... C'est une lueur d'espoir, mais la route est encore longue".

Q: Comptez-vous vous engager dans cette reconstruction que vous espérez?

R: "Absolument. Nous sommes nombreux à réfléchir depuis des années à la manière dont on pourrait faire changer les choses. Aujourd'hui, on est un peu pris de court. Il n'en reste pas moins qu'on a envie d'animer ce qui pourrait être des États généraux des sports de glace afin de venir avec des idées nouvelles, organisationnelles, statutaires, électives, et de gestion de l'humain, de l'athlète et de la protection de l'enfant".

Q: Vous avez été candidat à la présidence de la fédération en 2014. Pensez-vous à vous présenter de nouveau?

R: "C'était il y a six ans. Devenir président de fédération, ce n'est pas mon projet actuellement mais je participerai activement au changement. S'il faut vraiment aller plus loin, je n'ai pas l'habitude de faire les choses à moitié. Mais ce n'est pas la question aujourd'hui. Il y a une semaine, on ne parlait pas du tout de ça. Ce n'est pas une décision à prendre à la légère. On ne s'engage pas comme ça d'un claquement de doigts. Ce ne serait pas respectueux, pas sérieux. Il ne faut pas essayer de trouver une femme ou un homme providentiel. La fédération ne doit plus jamais être l'outil de pouvoir d'un seul homme".

Propos recueillis par Élodie SOINARD.

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