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Ligue 1: Idrissa Gueye, le retour en forme de la "machine" du PSG

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Paris (AFP)

Longtemps au ralenti après des débuts tonitruants, la "machine" Idrissa Gueye redémarre: le Sénégalais, missionné pour stabiliser l'entrejeu du PSG comme pour séduire les fans africains, semble avoir retrouvé de l'allant avant d'affronter Lyon dimanche en L1 (21h00) puis Dortmund mi-février en Ligue des champions.

Pour comprendre la trajectoire de l'international sénégalais (30 ans) à Paris, il faut revenir à ses débuts tonitruants en Ligue des champions contre le Real Madrid (3-0) en septembre dernier. Une scène inaugurale aux allures de chef d'œuvre... inachevé.

Recrue estivale la moins glamour sur le papier, Idrissa Gana Gueye s'était montré omniprésent dans l'entrejeu, à la manière d'un N'Golo Kanté. De quoi provoquer une pluie de compliments dans le monde entier, et le début d'une "Gana mania" auprès des supporters.

"On s'est battus pour le recruter. C'est une machine! Il n'arrête jamais de courir, il a fait beaucoup de récupérations", avait savouré l'entraîneur parisien Thomas Tuchel, après le match.

"C'est un monstre ! Il nous fait beaucoup de bien. En plus d'être un +charbonneur+, il est techniquement bon aussi. On peut être très fier de l'avoir dans notre équipe", avait renchéri son coéquipier Presnel Kimpembe, également sous le charme.

Et pourtant, les belles promesses entrevues en C1 par l'ancien Lillois (2010-2015) n'ont pas été confirmées, à l'image d'une prestation très décevante au match retour au stade Santiago-Bernabeu (2-2) fin novembre, où l'entrejeu parisien avait subi la loi des Madrilènes dans l'intensité et l'engagement.

- Nouveau système -

"Je reste un humain, ça arrive à tout le monde d'avoir des coups de mou. C'est mon cas en ce moment, avait-il admis quelques jours plus tard après la victoire contre Nantes (2-0). J'essaie de faire de mon mieux, de rester le plus simple possible, de gratter des ballons même si ce n'est pas facile. Ça va passer. Quand ça va revenir, on sera là, encore plus fort."

Sa blessure musculaire survenue début décembre à Montpellier (3-1), au-delà d'un coup d'arrêt forcé, lui permet de retrouver un second souffle à la reprise.

Si le match nul concédé face à Monaco (3-3) début janvier a mis en lumière ses difficultés d'adaptation dans le nouveau système à deux récupérateurs avec Marco Verratti, tout en relançant l'idée d'un repositionnement de Marquinhos, Gueye a réussi à mettre rapidement fin au débat.

Depuis ce match, "Gana" accumule les ballons récupérés dans les pieds des adversaires et les prestations solides dans le sillage d'un PSG omnipotent sur la scène domestique avec sept victoires en sept matches.

Une bonne nouvelle sportive à confirmer contre Lyon dimanche (21h00), avant le déplacement crucial à Dortmund en huitièmes de finale aller de Ligue des champions le 18 février. Et en terme d'image pour la principale figure de proue du PSG en Afrique, en complément des superstars globales Neymar et Kylian Mbappé.

- Documentaire au Sénégal -

Preuve de son importance dans la stratégie de conquête du PSG sur le continent ? La récente diffusion sur les réseaux sociaux du club d'un documentaire en immersion au Sénégal, où il part notamment à la rencontre des fans locaux.

Dans un pays traditionnellement pro-Olympique de Marseille, le joueur formé à Diambars --institut qui vient de signer un partenariat avec le club olympien--, a réussi l'exploit de détourner plusieurs milliers de ses compatriotes de leur passion pour le rival honni du PSG.

Depuis la signature de "Gana", le club de la capitale a en effet "gagné" près de 850.000 "followers" supplémentaires sur Instagram et 1,26 million sur Facebook, selon les estimations du PSG. Mieux, de 2016 à 2020, Paris est passé de 18 à 27 "Fan Clubs" officiels en Afrique avec plus de 1200 membres au total.

"Nous touchons de nouveaux territoires depuis que le joueur est à Paris avec une grosse interaction avec les personnes issues du continent africain", indique-t-on au club.

Une stratégie d'expansion mondiale, déjà à l'œuvre en Amérique du Nord et en Asie, qui s'appuie aussi sur des partenaires financiers comme le Conseil de Développement du Rwanda --via le programme touristique "Visit Rwanda"--, ou l'ouverture de deux "académies" au Maroc et en Egypte. A Gueye désormais d'écrire la suite de sa "success story" parisienne.

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