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Ski alpin: Henrik Kristoffersen, l'heure de régner?

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Chamonix (France) (AFP)

Le Norvégien Henrik Kristoffersen, favori du slalom de Chamonix (France) samedi, longtemps barré par l'Autrichien Marcel Hirscher, touche du doigt son rêve de devenir le meilleur skieur du monde, alors qu'il semble arriver à maturité entouré par une cellule privée familiale.

Henrik Kristoffersen n'a que 25 ans, mais c'est un nom qui pèse dans le ski alpin. Présent depuis près de huit ans sur le circuit, le Norvégien compte à son palmarès 61 podiums dont 21 victoires en 143 départs de Coupe du monde et un petit globe de slalom (2016). Pas assez pour lui.

"Mon but ultime est de devenir le meilleur du monde. Et je le dis depuis que j'ai 8 ans", répète-t-il à l'AFP.

"Cette année je vois cette possibilité. Ce n'est pourtant pas simple car de nombreux skieurs sont durs à battre car il se sont spécialisés dans une seule discipline (...) ça change les choses pour le classement général. Mais je suis toujours bon dans mes deux disciplines (géant et slalom) donc ça va."

- 55 points d'avance -

Longtemps, Kristoffersen a été barré par l'un des plus grands skieurs de l'histoire: Marcel Hirscher. L'Autrichien l'a cantonné au chiffre deux: deux fois 2e du gros globe (2016, 2018), deux fois 2e du globe de slalom (2017, 2018), deux fois 2e du globe de géant (2018, 2019)...

Hirscher à la retraite depuis cet été, Kristoffersen était désigné favori pour le titre suprême avec Pinturault. Il répond pour l'instant aux attentes et après 27 courses sur 44, il mène le classement général avec 55 points de plus que le Français et 57 de plus que son compatriote Aleksander Aamodt Kilde.

Avec huit podiums dont trois victoires, "Kristo" le technicien est hyper régulier aux avants-postes dans ses deux disciplines, le slalom et le géant. Le tout grâce à une organisation au millimètre et quasi familiale.

Comme Alexis Pinturault, le Norvégien possède depuis le mois de mai une structure privée avec trois entraîneurs, deux techniciens (qui préparent les skis) et un kiné qui le couvent à Courmayeur (Italie). Parmi eux se trouvent son père Lars, entraîneur en chef, et le respecté technicien Philippe Petitjean, dit "Yul", qui l'accompagne depuis plusieurs années sur le circuit.

- Une confiance dure à obtenir -

Cette organisation, il l'a obtenue après une longue lutte avec sa fédération (qui paie deux des trois entraîneurs) allant jusqu'au procès en 2018 pour un désaccord sur le sponsor casque (le skieur voulait un sponsor personnel, pas celui de la fédération norvégienne).

"Pour devenir bon il faut faire les choses à sa façon, mais des gens n'acceptent pas cela et essaient de vous mettre des bâtons dans les roues car ils ne veulent pas votre réussite", assène-t-il, toujours amer.

Peu apprécié de ses pairs sur le circuit et connu pour ses colères mémorables à l'arrivée des courses, l'ambitieux norvégien, qui s'encourage à voix haute jusque dans le portillon de départ avant chaque course - "ce sont des intentions techniques", dit-il - semble toutefois s'assagir et atteindre sa plénitude entouré des siens.

"Je ne fais pas confiance à beaucoup de monde, explique-t-il. J'ai confiance en ma famille bien sûr, mon père et les personnes qui bossent avec moi et font du bon travail."

En tête également du petit globe du slalom, il peut profiter de l'étape de Chamonix pour prouver à ses concurrents qu'il est prêt à régner.

Programme de l'étape de Coupe du monde messieurs de Chamonix (en heures françaises):

Samedi 8 février: slalom, 1re manche à 10h00, 2e manche à 13h00

Dimanche 9 février: géant parallèle, qualifications à 09h45, tableau final à 13h15

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