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Fashion Week : retour aux années 70 pour Longchamp

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New York (AFP)

La maison française Longchamp a cherché dans la veine inépuisable des années 70 l'inspiration de sa collection présentée à la Fashion Week de New York samedi, journée marquée aussi par un Christopher John Rogers sexy.

Arrivé en septembre 2018 pour célébrer ses 70 ans, Longchamp fait désormais partie des incontournables de la semaine new-yorkaise et a su se renouveler, saison après saison, sans se laisser emprisonner par son élément central, le cuir.

"Ici, je me sens plus libre qu'en étant à Paris, chez moi", a expliqué la directrice de la création Sophie Delafontaine, après le défilé. "Alors (elle prend) un petit peu plus de risque".

En étant "ailleurs, on va plus loin, on explore plus, et puis j'aime aussi l'envie de montrer que Longchamp est très international", a-t-elle ajouté.

Cette saison, la créatrice a offert à New York l'image de la Parisienne des années 70, incarnée par les actrices Catherine Deneuve ou Romy Schneider.

Au programme longues jupes, après la collection courte en diable de la saison dernière, mais aussi bottes hautes, cols roulés et manches bouffantes, qui ont pris d'assaut le podium, sous les yeux de la mannequin vedette Kendall Jenner, ambassadrice de la marque.

Coté accessoires, le coeur de métier de la maison, Sophie Delafontaine a jeté son dévolu sur le vernis pour les chaussures, inspirée par le brillant des carroseries de voitures qu'utilisait l'artiste américain John Chamberlain pour ses sculptures.

Pour les sacs, la designer a notamment réinterprété le Pliage, le sac emblématique de la marque, en le déclinant dans plusieurs tailles.

- Christopher John Rogers sexy -

C'est la saison de la maturité pour le designer de 26 ans, remarqué en 2018 et lauréat, en novembre dernier, du CFDA/Vogue Fashion Fund, bourse annuelle attribuée à des créateurs qui montent.

Fort des 400.000 dollars de ce prix, déjà attribué à Alexander Wang, Proenza Schouler ou Pyer Moss en 2018, Christopher John Rogers a pu se professionnaliser et exprimer avec davantage de moyens sa vision de la mode.

Les couleurs vives, le goût du volume, la tension glamour, les fondamentaux des saisons précédentes étaient toujours là, mais exprimés avec une pointe de sophistication supplémentaire et une cohérence nouvelle.

"Nous aimons jouer avec le volume", avait-il expliqué au site du magazine Essence, avant le défilé. "mais il y a une nervosité nouvelle, une ligne plus soignée".

Il avait aussi défini la collection automne 2020 comme "un peu plus sexy que les saisons passées".

- Private Policy contre l'industrie pharmaceutique -

Le duo de New-Yorkais d'origine chinoise Haoran Li et Siying Qu, qui a créé Private Policy en 2015, utilise chaque défilé comme une plateforme pour alerter sur un enjeu de société.

Cette saison les deux designers ont voulu dénoncer les pratiques de l'industrie pharmaceutique, "qui dépense plus d'argent en marketing qu'en développement", a expliqué à l'AFP Haoran Li, après le défilé.

Pour évoquer ce secteur qui, selon le duo, "maximise ses bénéfices aux dépens de la santé des patients", Private Policy a distillé, un peu partout, des gants de protection médicaux.

Plusieurs mannequins portaient aussi des blouses rappelant le personnel hospitalier et, sur un pull, un ours en peluche était piqué de trois seringues.

A l'heure où beaucoup s'interrogent sur la pertinence du défilé, Private Policy y voit un moyen de dépasser le vêtement, pour délivrer un message.

"Je crois que c'est ce qui intéresse les gens aujourd'hui", estime Haoran Li, sans attendre de chaque designer un propos politique. "J'aime l'idée de la diversité. Chacun peut être inspiré par des choses différentes".

Le designer a simplement regretté que "beaucoup" des invités du défilé n'aient "pas pu venir ici à cause de l'interdiction" de se rendre aux Etats-Unis pour tous ceux qui ont séjourné en Chine ces deux dernières semaines, coronavirus oblige.

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