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L'Iran échoue à mettre sur orbite son nouveau satellite d'observation

Un modèle de lanceur de satellites exposé à Téhéran lors du 37e anniversaire de la Révolution iranienne, célébré le 11 février 2016.
Un modèle de lanceur de satellites exposé à Téhéran lors du 37e anniversaire de la Révolution iranienne, célébré le 11 février 2016. REUTERS - Raheb Homavandi

L'Iran a lancé, dimanche, dans l'espace, un nouveau satellite d'observation de fabrication iranienne, nommé Zafar. Ce dernier n'est pourtant pas parvenu à se placer en orbite. 

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Il a atteint l’espace "avec succès" mais a échoué à entrer en orbite. Le satellite d'observation de fabrication iranienne Zafar a été lancé, dimanche 9 février, dans l’espace, "mais le lanceur n'a pas atteint la vitesse nécessaire pour mettre le satellite sur l'orbite voulue", a annoncé Ahmad Hosseini, porte-parole du ministère de la Défense de l'Iran, cité par une chaîne de télévision d'État.

Le ministre iranien des Télécommunications, Mohammad Javad Azari Jahromi, a pour sa part admis sur Twitter que le lancement "avait échoué". "Mais nous sommes invulnérables ! Nous avons d'autres satellites iraniens géniaux à venir !", a-t-il ajouté.

 


Le satellite a été lancé à 19h15 et a atteint "90 % de sa trajectoire" prévue, à une hauteur de 540 kilomètres, a précisé le ministre de la Défense.

"Nous avons atteint la plupart des objectifs que nous avions et acquis des données, et dans le futur proche, en analysant ces données, nous allons procéder aux prochaines étapes", a-t-il affirmé.

Un "provocation" pour les États-Unis

Pesant 113 kilos et capable de réaliser 15 fois le tour de la Terre par jour, le Zafar devait être placé en orbite par le lanceur Simorgh. Selon les autorités iraniennes, il avait été conçu pour être opérationnel "plus de 18 mois".

Sa "mission principale sera de collecter des images", avait indiqué à l'AFP le chef de l'Agence spatiale nationale, Mortéza Bérari, le 1er février dernier. Il avait souligné les besoins de l'Iran en la matière, notamment pour étudier et prévenir les séismes, "empêcher les catastrophes naturelles" et développer son agriculture. 

Qualifié de "provocation" par les États-Unis, ce lancement intervient dans un contexte de tensions accrues entre Téhéran et Washington depuis le retrait unilatéral des américains, en mai 2018, d'un accord sur le programme nucléaire iranien suivi du rétablissement par Washington de sanctions draconiennes contre la République islamique.

Avec AFP
 

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