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Au Nigeria, une trentaine de civils tués et de nombreux autres enlevés lors d'une attaque

Au moins 30 personnes ont été tuées et de nombreuses femmes et enfants ont été enlevés par des jihadistes, près de Maiduguri, dans le nord-ouest du Nigeria.
Au moins 30 personnes ont été tuées et de nombreuses femmes et enfants ont été enlevés par des jihadistes, près de Maiduguri, dans le nord-ouest du Nigeria. © Audu Marte, AFP

Au moins 30 personnes ont été tuées et de nombreuses femmes et des enfants ont été enlevés par des jihadistes, près de Maiduguri, dans le nord-ouest du Nigeria.

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Nouvelle attaque meurtrière au Nigéria. Au moins 30 personnes ont été tuées dans la soirée du dimanche 9 février dans une attaque jihadiste près d'un village proche de la capitale de l'État du Borno, Maiduguri, zone où sévit le groupe de l'État Islamique en Afrique de l'Ouest (Iswap), a-t-on appris lundi de sources officielles.

Les insurgés "ont tué pas moins de 30 civils, pour la plupart des personnes qui étaient sur la route - entre Maiduguri et Damaturu - et ont brûlé 18 véhicules", selon un communiqué du gouvernement local, précisant que "plusieurs femmes et enfants ont également été enlevés".

Au lendemain de l'attaque, des dizaines de camions, bus et voitures incendiés s'alignaient le long de la route, a constaté un journaliste de l'AFP.  Un membre des milices qui combat les jihadistes aux côtés de l'armée a dénombré une trentaine de camions brûlés. Les combattants ont également saisi trois autocars qui se rendaient vers Maiduguri.

"Beaucoup de chauffeurs de camion et leurs assistants sont morts, brûlés vifs dans leur sommeil", a rapporté à l'AFP Babakura Kolo."On ne sait pas combien de femmes et d'enfants ont été enlevés, mais leur nombre est important."

Les jihadistes ont ensuite pillé le village d'Auno, avant d'y mettre le feu.

Une attaque non-revendiquée pour le moment

La sécurité est extrêmement aléatoire sur la route entre Maiduguri (État du Borno) et Damaturu (État de Yobé), le seul cordon ombilical de survie pour Maiduguri, ville de plusieurs millions d'habitants encerclée par les violences.
Cette attaque n'a pour l'instant pas été revendiquée, mais la région est récemment passée sous le contrôle de l'Iswap, branche du groupe jihadiste Boko Haram affiliée à l'organisation État islamique, qui multiplie les enlèvements et les attaques sur cette route depuis plusieurs semaines.

Ils y installent régulièrement de faux check-points militaires, et s'habillent en tenue de soldat pour arrêter les voitures, enlever les passagers et piller les cargaisons des camions.

Début décembre, quatorze personnes, dont deux travailleurs humanitaires, avaient été enlevées au niveau de la localité de Jakana et le mois dernier déjà, quatre soldats nigérians ont été tués et sept  blessés lorsque les jihadistes ont attaqué leur position à Auno.

Les Nations unies ont récemment alerté sur une augmentation du nombre des attaques dans le nord-est du Nigeria, notamment due à la stratégie des "super camps militaires" de l'armée nigériane, qui a rassemblé ses troupes dans quelques points précis, dans une région immense, où les infrastructures sont pauvres, voire inexistantes.

Les populations et les ONG dénoncent régulièrement cette tactique, qui laisse des pans entiers du territoire à nouveau hors de contrôle, et des millions de personnes vivant dans l'insécurité, sans protection de l'tat et sans accès à l'aide humanitaire.

Le conflit entre les forces armées nigérianes et Boko Haram a fait 35 000 morts et déplacé environ deux millions de personnes de leurs foyers depuis 2009.
 

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