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Augustin de Romanet, PDG d'ADP, condamné pour "recel de violation du secret de l'instruction"

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Paris (AFP)

Augustin de Romanet, PDG d'Aéroports de Paris, a été condamné mi-janvier pour "recel de violation du secret de l'instruction" en marge d'une enquête liée à sa gestion passée de la Caisse des dépôts (CDC), a appris lundi l'AFP d'une source judiciaire.

M. de Romanet, qui dirigeait la CDC entre 2007 et 2012, a été condamné le 15 janvier à une amende de 5.000 euros lors d'une comparution en reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), a indiqué cette source judiciaire, confirmant une information du quotidien Le Monde.

Cette procédure, dite du "plaider-coupable" à la française, permet d'accepter une condamnation tout en évitant un procès en correctionnelle.

Celui qui est depuis 2012 PDG d'Aéroports de Paris fait l'objet depuis décembre 2014 d'une enquête ouverte par le Parquet national financier (PNF) notamment pour "abus de biens sociaux" et "détournement de fonds publics".

En cause, des contrats passés par la CDC avec la société du criminologue Alain Bauer, AB Conseil, notamment une commande de notes relatives à la sécurité en France et dans le monde, facturée 200.000 euros annuels, ou encore l'achat de "plusieurs milliers d'exemplaires" du guide gastronomique Champérard, dont le directeur de la publication est Alain Bauer.

Des perquisitions ont été menées chez MM. Bauer et de Romanet, ainsi que dans les locaux du groupe ADP, le 10 janvier 2017.

Au cours de la perquisition chez M. de Romanet, les enquêteurs ont trouvé un document synthétisant des éléments de l'enquête en cours au PNF, d'après Le Monde.

C'est la découverte de ces éléments soumis au secret de l'instruction qui a valu à M. de Romanet l'ouverture d'une enquête distincte en janvier 2017 et cette condamnation, qui ne sera pas inscrite à son casier judiciaire.

Aéroports de Paris fait actuellement l'objet d'un débat acharné sur son éventuelle privatisation.

La loi "Pacte" sur la croissance et la transformation des entreprises, promulguée en mai 2019, a ouvert la voie à la privatisation du groupe dont l'État détient 50,63% du capital.

Mais des députés et sénateurs opposés à ce processus ont enclenché début avril une procédure de référendum d'initiative populaire (RIP) qui avait réuni près de 1,1 million de soutiens au 5 février.

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