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Mahmoud Abbas à l'ONU : "Nous rejetons totalement la proposition israélo-américaine"

Le chef de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a brandi devant l'ONU, une grande carte de la Palestine telle que voulue par les États-Unis, le 11 février 2020.
Le chef de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a brandi devant l'ONU, une grande carte de la Palestine telle que voulue par les États-Unis, le 11 février 2020. © Capture d'écran France 24

Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, est venu défendre, mardi, son rejet du plan de paix américain pour le Proche-Orient à l'ONU. Il a qualifié le projet de Donald Trump de "fromage suisse" et a évoqué une situation "d'apartheid". 

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Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a affirmé solennellement, mardi 11 février, devant le Conseil de sécurité de l'ONU, rejeter le plan de paix israélo-américain, qui est un "fromage suisse" et n'apporte pas la souveraineté au peuple palestinien.

"Nous rejetons le plan israélo-palestinien" qui "remet en question les droits légitimes des Palestiniens", a-t-il lancé en brandissant une grande carte de la Palestine telle que voulue par les États-Unis. "Nous avons rejeté ce plan car Jérusalem-Est ne ferait pas partie de la Palestine et cela suffit pour le refuser", a précisé Mahmoud Abbas. Il ferait de la Palestine "un État fragmenté", sans contrôle aérien, sans contrôle maritime.

"Qui parmi vous accepterait un tel État ?", a aussi demandé le président palestinien en regardant les représentants des 15 membres du Conseil de sécurité, en évoquant une situation "d'apartheid".

Un soutien international évanescent

Le chef de l'Autorité palestinienne avait tenu à maintenir son allocution à New York, et ce, en dépit du renoncement quelques heures auparavant d'un vote de rejet du plan de Donald Trump devant de Conseil de sécurité.

Porté par l'Indonésie et la Tunisie, le texte que Mahmoud Abbas aurait aimé porter devant l'ONU risquait de ne pas avoir neuf voix en sa faveur (sur quinze), le minimum requis pour une adoption, hors veto d'un pays membre permanent, a indiqué un diplomate. Selon une autre source, s'exprimant également sous couvert d'anonymat, les pays soutenant les Palestiniens ont été soumis à une "très forte pression" de Washington avec des menaces de "mesures de rétorsion" financières.

Le projet de Donald Trump au Proche-Orient retient une "solution à deux États" et propose de créer une capitale d'un État palestinien à Abou Dis, un faubourg de Jérusalem, alors que les Palestiniens veulent faire de l'ensemble de Jérusalem-Est la capitale de leur État. Il intègre aussi une annexion des colonies israéliennes, ainsi que de la vallée du Jourdain en Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis 1967, avec des frontières en rupture avec les lignes tracées à l'époque. Enfin, il prévoit un État démilitarisé pour la Palestine altérant sa souveraineté.

Les Palestiniens et plusieurs de leurs soutiens ont dénoncé un plan déséquilibré, bien trop favorable à Israël.

Avec AFP

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