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Irak : quand Bagdad se réveille sous la neige

Une rue de Bagdad recouverte par une fine couche de neige, le mardi 11 février.
Une rue de Bagdad recouverte par une fine couche de neige, le mardi 11 février. © AP

Ce n'est arrivé que deux fois en un siècle... Mardi matin, Bagdad s'est réveillée sous un fin manteau blanc. Plusieurs centimètres de neige ont recouvert voitures, trottoirs et palmes des dattiers. Un phénomène rarissime.

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Bagdad s'est réveillée, mardi 11 février, sous la neige. Un phénomène rarissime en Irak, pays du Moyen-Orient davantage habitué à souffrir de la chaleur extrême et qui n'avait connu qu'un précédent en plus d'un siècle, en 2008.

Il y a douze ans, il s'agissait de neige fondue, mêlée à des averses de pluie. Cette fois, ce sont plusieurs centimètres de neige qui ont recouvert voitures, trottoirs et palmes des dattiers.

Mardi matin, outre Bagdad, la ville sainte chiite de Kerbala, plus au Sud, était aussi recouverte de quelques centimètres de neige. "Cet épisode neigeux va se prolonger mercredi", a indiqué à l'AFP Amer al-Jaberi, directeur du centre météorologique de Bagdad, précisant que cette vague de froid venait du continent européen.

Signe d’une meilleure saison agricole ?

Le Nord irakien, montagneux, est tous les ans enneigé et des stations de ski ont même vu le jour au Kurdistan. Mais dans le Sud, où la température dépasse les 50 degrés en été, la neige est rarissime.

Ailleurs dans le Nord, la neige recouvrait également les tentes des camps des centaines de milliers de déplacés – chassés de leurs maisons par la percée de l'organisation État islamique en 2014 – ou de réfugiés, venus de la Syrie voisine en guerre. À Mossoul, la grande ville du Nord, la mosquée al-Nouri était mardi sous un manteau de neige, de même que les décombres de la vieille ville ravagée par la guerre contre les jihadistes.

L'Irak, dont un tiers des 40 millions d'habitants vit de l'agriculture, souffre de sècheresse chronique et les autorités assurent espérer cette année une meilleure saison agricole en raison des pluies qui ont alimenté les fleuves, en partie asséchés par les barrages construits en Turquie et en Iran voisins.

Avec AFP
 

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