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La Bourse de Paris renoue avec son niveau (+0,43%) d'avant la crise du coronavirus

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Paris (AFP)

La Bourse de Paris restait bien orientée mercredi à mi-séance (+0,43%), dans un marché optant résolument pour l'optimisme sur fond de craintes moindres autour du coronavirus chinois.

A 13H57 (12H57 GMT), l'indice CAC 40 gagnait 25,89 points à 6.080,65 points, dans un volume d'échanges de 1,3 milliard d'euros. La veille, il avait fini en hausse de 0,65%.

La cote parisienne a ouvert sur une légère avance et a maintenu ce cap haussier par la suite.

De son côté, Wall Street s'orientait également vers une ouverture positive. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average avançait de 0,37%, celui de l'indice élargi S&P 500 de 0,30% et celui du Nasdaq, à forte coloration technologique, de 0,38%.

"Les statistiques économiques mieux orientées et les espoirs, bien que fragiles, d'un essoufflement de l'épidémie de coronavirus avec un nombre de cas recensés en Chine tendant à reculer, contribuent à faire revenir les investisseurs vers les marchés actions", a souligné dans une note Franklin Pichard, le directeur général de Kiplink Finance.

Selon lui, "le sentiment de fond des intervenants devrait encore rester positif".

Le coronavirus, officiellement baptisé "Covid-19", a fait plus de 1.100 morts selon un dernier bilan publié mercredi, mais le nombre de nouveaux cas est en recul.

Dans leur bulletin quotidien, les autorités sanitaires chinoises ont en effet fait état de 2.015 nouveaux cas de contamination, soit une baisse par rapport à mardi (2.478) et lundi (3.062).

Selon Zhong Nanshan, un scientifique chinois de premier plan, l'épidémie devrait connaître un pic "d'ici la mi ou la fin février". Un diagnostic partagé par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS): "Si nous investissons maintenant, nous avons une chance réaliste de stopper cette épidémie", a déclaré son directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus.

"Les opérateurs restent confiants mais une certaine dose de prudence se fait tout de même sentir", a abondé Christopher Dembik, responsable de la recherche économique à Saxo Banque.

Du côté des indicateurs, les investisseurs auront peu de données à se mettre sous la dent.

Ils suivront néanmoins la deuxième audition du patron de la Réserve fédérale Jerome Powell sur la politique et les prévisions monétaires, cette fois devant le Sénat américain.

La veille, devant la Chambre des représentants, M. Powell s'est félicité de l'état de l'économie américaine et d'une politique monétaire adéquate, tout en évoquant les risques que fait courir le nouveau coronavirus.

La présidente de la Banque centrale européenne (BCE) Christine Lagarde a quant à elle souligné mardi devant le Parlement européen que la politique monétaire ne devait pas être le seul moyen de soutenir l'économie.

- Bic en queue de peloton -

Sur le front des valeurs, les résultats d'entreprises continuaient d'animer la cote.

Kering progressait de 2,70% à 577,90 euros, tiré par des ventes et une marge record en 2019 grâce à l'Asie et à son fleuron Gucci. Le groupe a toutefois indiqué enregistrer "une forte baisse" de ses ventes en Chine continentale en raison de l'épidémie de coronavirus, mais a dit rester "confiant" face à ce type "d'aléas",

Bic plongeait de 8,38% à 59,60 euros, affecté par des résultats 2019 plus faibles qu'initialement prévu, en raison d'un environnement volatil qui a pénalisé ses principaux produits, et par des perspectives en demi-teinte pour 2020.

Rubis se repliait de 3,07% à 55,20 euros, sans profiter d'un chiffre d'affaires 2019 en hausse, tiré par son activité principale.

Amundi reculait de 2,14% à 75,55 euros en dépit d'un bénéfice net supérieur aux attentes et d'une collecte record, les investisseurs s'attardant surtout sur des commissions de gestion ressorties en dessous du consensus et le fait que la collecte a surtout été tirée par un mandat institutionnel en Inde.

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