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Biathlon: Faux départ pour les Bleus aux Mondiaux d'Antholz

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Anterselva (Italie) (AFP)

L'équipe de France ne pouvait pas commencer plus mal les Mondiaux de biathlon à Antholz (Italie): pénalisés d'entrée par la défaillance au tir de Julia Simon, les Bleus n'ont terminé que 7e du relais mixte remporté jeudi par la Norvège.

Le premier acte du duel franco-norvégien tant attendu a donc tourné court. Si Johannes Boe et sa bande ont bien répondu présents au rendez-vous en se succédant à eux-mêmes au palmarès de la spécialité, les Tricolores (Julia Simon, Justine Braisaz, Martin Fourcade, Quentin Fillon-Maillet) ont totalement raté leur sortie et vécu un calvaire.

Les choses sérieuses ne débuteront que vendredi avec les épreuves individuelles et le sprint dames mais il faut espérer que cette course ratée ne plombe pas l'ambiance dans le groupe et ne donne le ton pour la suite.

Il faudra surtout guetter dans les jours qui viennent la réaction de Julia Simon, principale responsable du fiasco français. La jeune biathlète des Saisies (23 ans) a dilapidé les chances des siens en étant sanctionnée d'un tour de pénalité dès son premier tir couché et c'est en larmes qu'elle a terminé son relais. Justine Braisaz n'a pas été plus en réussite par la suite avec 3 erreurs à la carabine, rendant la tâche de Martin Fourcade et de Quentin Fillon-Maillet impossible.

Julia Simon, qui ne dispute que ses deuxièmes Championnats du monde, a assuré ne pas avoir été vaincue par le stress. Mais elle a tout de même craqué au pire moment, alors qu'elle a attaqué la compétition dans la peau de la N.1 française avec une 5e place au classement général de la Coupe du monde et deux premiers podiums au compteur cette saison.

- "Compliqué d'oublier" -

"Je ne l'ai pas senti venir, je n'avais pas l'impression d'être stressée, a-t-elle déclaré. J'avais l'impression d'être dans une bonne attitude sur mes premiers tours. Je me sentais bien. Je ne comprends pas. Je suis en délicatesse avec mon tir couché depuis un petit moment. J'ai du mal à comprendre mais on travaille. Il y a des hauts et bas au tir et je suis dans un bon creux. Cela pénalise l'équipe, je suis déçue. Je ne voulais pas lancer ça comme ça. Cela va être compliqué d'oublier mais il va falloir tourner la page."

Martin Fourcade, lancé en 3e relayeur sans aucune chance de rattraper la tête de la course, n'a pu que constater les dégâts.

"C'est forcément très décevant, a-t-il expliqué. Il y avait trois grosses équipes favorites: la France, la Norvège et l'Italie. On est la seule des trois à ne pas le faire aujourd’hui. On n'est pas à notre niveau, et on ne tient pas notre rang. C'est triste de commencer les Championnats du monde comme ça. De mon côté, en partant à 1 min 45, il n'y avait pas grand-chose à espérer. L'adrénaline de la compétition est peu présente."

Pour les Norvégiens (Marte Olsbu Roeiseland, Tril Eckhoff, Tarjei Boe, Johannes Boe), vainqueurs devant l'Italie (Lisa Vittozzi, Dorothea Wierer, Lukas Hoffer, Dominik Windisch) et la République tchèque (Eva Puskarcikova, Marketa Davidova, Ondrej Moravec, Michal Krcmar), le démarrage est en revanche idéal. Johannes Boe ajoute ainsi un 8e titre mondial à sa collection et c'est avec un moral gonflé à bloc qu'il va défier Martin Fourcade lors du sprint samedi.

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