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Congé deuil enfant: la CFDT se retire de la concertation car "tout a déjà été annoncé"

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Paris (AFP)

La CFDT a décidé de se retirer de la concertation sur le soutien aux parents face au deuil d'un enfant car "tout a déjà été annoncé par les parlementaires", a-t-on appris auprès du syndicat jeudi.

Le syndicat, qui avait participé à une première réunion la semaine dernière, n'ira pas à la deuxième réunion prévue vendredi au ministère du Travail avec les partenaires sociaux.

"On nous demande d'aller à une concertation dont on nous donne déjà les conclusions. On ne veut pas être utilisés comme faire-valoir pour aider le gouvernement à sortir d'une ornière", a-t-on indiqué au syndicat, confirmant une information du Monde selon laquelle son secrétaire général, Laurent Berger, avait envoyé un courrier en ce sens à la ministre du Travail Muriel Pénicaud et au secrétaire d’État chargé de la protection de l'enfance Adrien Taquet.

Le député Mounir Mahjoubi a annoncé mardi que les députés LREM proposaient de porter le congé pour deuil d'enfant à "quinze jours ouvrés" contre cinq jours actuellement, dix jours après le tollé suscité par un refus initial d'allonger sa durée.

Ces "quinze jours ouvrés" - trois semaines "de répit de deuil" avec les week-ends - seront "universels, c'est-à-dire pour les actifs: salariés du privé, fonctionnaires, artisans, indépendants, agriculteurs", a dit le député de Paris sur Sud Radio, en précisant que des propositions seraient également faites sur "l'accompagnement financier des familles au moment des obsèques" et leur "accompagnement psychologique".

"Mon souci c'est plus les familles que Laurent Berger", a réagi Adrien Taquet sur Public Sénat. "On leur a tous dit: on va vous revoir pour présenter les premières pistes". Sur l'allongement du congé, "je veux entendre les associations là-dessus et les partenaires sociaux", a-t-il ajouté, rappelant qu'une réunion était déjà programmée ce jeudi avec les associations familiales.

"Les partenaires sociaux n'avaient pas été initialement consultés par le député qui portait la loi", a souligné de son côté Muriel Pénicaud sur RTL. "Le temps n'est plus aux polémiques", a-t-elle jugé, assurant "ne pas être fâché avec Laurent Berger".

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