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En Iran, la campagne des législatives est lancée sans de nombreux réformistes

Les députés iraniens, lors d'une session au Parlement, le 16 juillet 2019.
Les députés iraniens, lors d'une session au Parlement, le 16 juillet 2019. © Wana News Agency / Reuters

Les Iraniens devront choisir le 21 février prochain leurs 290 députés. Mais la majorité des candidats réformistes a été écartée par les Gardiens de la révolution et le scrutin risque de connaître une abstention record.

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La campagne pour les élections législatives du 21 février a débuté, jeudi 13 février, en Iran. Les électeurs vont devoir choisir leurs 290 députés parmi les 7 148 candidats autorisés par le régime.

Chargé de la validation des candidatures, le conseil des Gardiens de la révolution a rejeté 7 296 candidatures. Le conseil - dominé par les utlraconservateurs - a déclaré avoir rejeté ces candidatures pour des motifs tels que "la corruption ou l’infidélité à l’islam". La plupart des candidats disqualifiés sont issus de la coalition gouvernementale formée par les modérés et les réformateurs. 

Le président Hassan Rohani a critiqué ces invalidations mais, comme l’ayatollah Ali Khamenei, a appelé les Iraniens à se déplacer en masse pour aller voter. "Chère nation iranienne, je vous en prie ne soyez pas passifs, ne tournez pas le dos aux urnes", a-t-il exhorté mardi, lors du 41e anniversaire de la révolution islamique.

Des figures de la majorité ont émis récemment des craintes sur le fait que la disqualification massive de ces candidats pourrait décourager la population iranienne d'aller voter, alors que l'abstention favorise traditionnellement les ultraconservateurs.

Le scrutin du 21 février intervient alors que la République islamique est sous le coup de sévères sanctions américaines asphyxiant son économie, et a été ces derniers mois au bord de l'affrontement militaire avec les États-Unis.

Le pays a aussi été secoué par des vagues de manifestations contre une hausse subite du prix de l'essence (matée par une répression meurtrière) et anti-pouvoir.
 

Nombre d'analystes prédisent un échec le 21 février pour l'alliance de gouvernement formée par les modérés et les réformateurs.

Avec AFP

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