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L1: usage de la pyrotechnie multiplié par deux cette saison, indique la DNLH

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Paris (AFP)

Un feu d'artifice: l'usage d'engins pyrotechniques en Ligue 1 a doublé durant la première moitié de l'exercice 2019-2020 par rapport à la même période de l'an dernier, a indiqué à l'AFP le chef de la Division nationale de lutte contre le hooliganisme (DNLH), Antoine Mordacq.

"On constate un doublement du nombre d'engins pyrotechniques par rapport à la première moitié de la saison précédente, dans les stades de L1", a déclaré le policier dans un entretien.

La présence de fumigènes dans les tribunes est l'un des points de crispation entre les supporters, qui voient leur "craquage" comme un pan de leur culture ultra, et les autorités, qui interdisent leur usage.

Dernier exemple en date, la Ligue de football professionnel (LFP) a sanctionné le club de Saint-Etienne de deux matches à huis clos, dont un ferme, pour l'usage massif d'engins pyrotechniques par ses ultras lors de la réception du Paris SG, le 15 décembre (4-0).

"L'une des conséquences, c'est qu'il y a une forte augmentation du nombre d'interpellations pour pyrotechnie, +46%", a poursuivi M. Mordacq.

"Il est encore un peu tôt pour interpréter cela, en dehors des explications habituelles, c'est-à-dire que les groupes ultras revendiquent l'utilisation de la pyrotechnie de manière libre et irraisonnée. Il y a sans doute aussi un contexte de défiance vis-à-vis des autorités, et surtout, de la LFP", a-t-il dit.

Lors de la saison 2018-2019, 19,9% des interpellations dans les enceintes sportives concernaient la pyrotechnie, selon des chiffres de la DNLH.

Autre élément en hausse sur la demi-saison (chiffres arrêtés au 31 décembre), le nombre d'interpellations en Coupes d'Europe.

Elles sont passées de 7 à 31 en Ligue des champions (par rapport à la première moitié de la saison précédente), et de 7 à 12 en Ligue Europa.

"Sur les grosses affiches, il y a de plus en plus de tensions, et notamment des supporters à risques qui se mobilisent spécifiquement à ce moment-là", a expliqué Antoine Mordacq.

Le nombre de supporters de clubs français arrêtés à l'étranger a également progressé, passant de 23 à 55. Cela s'explique notamment par le match Ajax-Lille, où la police néerlandaise avait placé en garde à vue huit fans lillois pour violences dans l'espace public.

"C'est une tendance générale", a-t-il poursuivi. "Il ne faut pas oublier qu'au niveau européen, il y a assez peu de contentieux entre clubs au départ. Finalement, c'est plus un comportement général des supporters."

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