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Le club de handball féminin de Nantes nie pratiquer des tests de grossesse illégaux

Une infirmière préparant des tubes de prélèvements sanguins, le 21 décembre 2017 à Tours, en France.
Une infirmière préparant des tubes de prélèvements sanguins, le 21 décembre 2017 à Tours, en France. © Guillaume Souvant, AFP

Accusé de pratiquer des tests de grossesse illégaux, le club de handball de Nantes s'est défendu, vendredi, affirmant que ces examens n'avaient pas été faits sans le consentement des joueuses.  

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Des tests de grossesse réalisés sans consentement : l'accusation était lourde, l'explication du club de handball féminin de Nantes s'est voulue rapide. Vendredi 14 février, le président du club, Arnaud Ponroy, ainsi que plusieurs joueuses, ont affirmé que les tests de grossesse étaient légaux et n'avaient pas été faits sans consentement.

Jeudi soir, l'Association des joueuses et joueurs professionnels de handball (AJPH) avait dénoncé des "pratiques inacceptables", assurant que ces tests avaient été réalisés "sans le consentement des joueuses".

Un président de club soutenue par ses joueuses

Vendredi après-midi, elles étaient une douzaine autour du président du club, Arnaud Ponroy, pour dire leur confiance dans le Dr Thibault Berlivet, le médecin qui a prescrit ces tests l'été dernier dans le cadre de leur bilan de santé de début de saison, et assurer que le secret médical n'avait jamais été trahi.

Camille Ayglon-Saurina, 34 ans, internationale depuis 2007, et Léa Lignières, 24 ans, capitaine de l'équipe, ont raconté comment le médecin les avait toutes reçues plus de 35 minutes chacune dans son cabinet et leur avait remis une ordonnance pour une série d'analyses, à charge pour elles de se rendre ensuite dans un laboratoire.

Sur la liste figurait un dosage de l'hormone Béta HCG, qui permet de détecter une grossesse. "On n'a pas eu toutes le réflexe de regarder ce qu'il y avait sur nos ordonnances", a reconnu Léa Lignières, d'autant que toutes n'ont pas reconnu le test de grossesse dans sa dénomination médicale. Mais les joueuses en ont ensuite discuté et plaisanté entre elles et aucune n'a découvert avec le communiqué de l'AJPH qu'elle avait subi ce test, a assuré la jeune capitaine.

Le président du club a assuré n'avoir été informé de ces tests qu'à la réception du communiqué de l'AJPH jeudi en fin d'après-midi. "Je me suis entretenu assez rapidement avec le médecin, les instances fédérales, l'entraîneur, pour [faire] la lumière sur cette affaire qui n'est pas anecdotique [...]. Oui, les tests ont été faits. Non, ils n'ont rien d'illégaux et n'ont pas été faits sans le consentement des joueuses", a-t-il assuré. 

Dans un communiqué, la Fédération française de handball et la Ligue féminine de handball ont rappelé que les médecins étaient libres de prescrire les examens qu'ils jugaient nécessaires, mais ont réclamé que "toute la lumière soit faite" à Nantes. Et de préparer un rappel à tous les médecins de club sur "l'obligation légale de recueillir un accord exprès, formel et préalable des athlètes pour prescrire un dosage hormonal Béta HCG".

Avec AFP

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