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Le retrait de Griveaux rebat les cartes dans la bataille de Paris

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Paris (AFP)

"Un fait de campagne massif", résume un proche du candidat EELV David Belliard: le retrait inattendu et soudain de Benjamin Griveaux rebat les cartes à Paris à un mois du premier tour des municipales, selon experts et politiques.

Le candidat investi par LREM en juillet, et proche d'Emmanuel Macron, a annoncé son retrait vendredi matin après la diffusion d'une vidéo intime via les réseaux sociaux.

Les Marcheurs sont atterrés, mais ne veulent pas se résigner à une défaite annoncée: la voix tremblante d'émotion, Marie-Laure Harel, une des porte-parole de campagne, veut croire que "la situation est récupérable": "Il y a une forte envie collective de continuer, c'est notre projet qui va gagner!".

La députée LREM Olivia Grégoire l'a assuré tôt dans la matinée à la nuée de caméras agglutinées devant le QG de campagne de l'ex-strausskahnien de 42 ans: il y aura "quoi qu'il arrive" une liste LREM aux élections municipales à Paris.

Dès jeudi soir, plusieurs noms étaient cités, dont celui de la secrétaire d’État en charge de l’Égalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, également candidate en deuxième position dans le XIVe arrondissement, mais aussi celui de Delphine Bürkli (ex-LR), la maire sortante du IXe arrondissement, candidate à sa succession et proche du Premier ministre Édouard Philippe.

Vendredi, à la mi-journée, les troupes se réunissaient elles au siège du parti, se donnant "jusqu'à 48 heures" pour trouver un remplaçant, assure auprès de l'AFP un cadre.

- Du dégoût -

Pour Frédéric Dabi, "LREM doit trouver un candidat extrêmement vite". Et pour cause: "On est à un mois du premier tour, et on est dans un cas totalement inédit (...). Le parti présidentiel arrivé en tête à Paris lors de la présidentielle, des législatives en 2017, et des élections européennes en mai, n'a pas de candidat".

Deux scenarii s'opposent : "Si c'est un membre du gouvernement qui est investi, ça donne alors une coloration nationale au scrutin", estime M. Dabi, et LREM peut ainsi espérer "remobiliser l'électorat macronien, mais avec un risque de vote sanction contre l'exécutif". Autre choix, celui d'investir "une maire bien implantée dans son arrondissement".

Chez les écologistes, on se désole: "La campagne va être parasitée par un élément presque de caniveau alors qu'on a tous des offres politiques très différentes", regrette-t-on dans l'entourage de David Belliard.

Et le candidat EELV de déplorer l'intrusion dans la campagne d'" éléments qui n'ont rien à voir avec l'avenir de Paris", ajoute celui-ci.

"Quelle sera la configuration?", s'interroge aussi un proche de la maire PS sortante, Anne Hidalgo, jugeant dans tous les cas "l'offre de LREM très affaiblie".

"On a des sujets très opérationnels à gérer", assure un membre de l'équipe de campagne sortante chez Benjamin Griveaux. "Pour des questions statutaires", la Commission nationale d'investiture devra se réunir pour choisir un candidat, assure cette même source.

"LREM a fait la promesse d'apporter une solution et un projet à Paris", rappelle ce cadre, conscient que l'équipe "a eu du mal" avec la dissidence de Cédric Villani. "Reste qu'aujourd'hui, l'épisode rebat les cartes", conclut-il, évoquant notamment la situation des écologistes d'EELV, "qui sont beaucoup plus haut que ce qu'on imagine".

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