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Retrait de Griveaux: la classe politique unanime s'indigne d'une "menace pour la démocratie"

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Paris (AFP)

"Foire aux ordures", "abomination", "naufrage voyeuriste": les responsables politiques ont unanimement condamné vendredi la diffusion sur le web de la vidéo intime à l'origine de la chute de Benjamin Griveaux, une "menace pour la démocratie" selon eux.

Auprès de l'AFP, la maire PS de Paris Anne Hidalgo, candidate à sa propre succession, a appelé "au respect de la vie privée et des personnes", en estimant que "les Parisiens méritent un débat digne".

"Les Parisiens méritent une campagne apaisée et digne", a également commenté la candidate LR Rachida Dati, tandis que le candidat écologiste David Belliard prenait acte de "la décision difficile" de son concurrent et appelait au "respect de la vie privée".

"La publication d'images intimes pour détruire un adversaire est odieuse. Refusons le naufrage voyeuriste de la vie publique du pays. Non, tous les coups ne sont pas permis", a lancé le patron de LFI Jean-Luc Mélenchon sur Twitter.

"Jusqu'où ira-t-on dans la honte et l'abomination ? Ce n'est plus aux chiens qu'on livre les hommes désormais, mais aux rats planqués au fond des pires égouts", selon l'ancienne socialiste et ministre de la Culture Aurélie Filippetti sur le même réseau social.

Interrogé sur BFMTV, le député LREM Bruno Questel fustige une "saloperie" et une "foire aux ordures. On franchit une nouvelle étape. On n'a plus de limites et il faut aussi que les politiques s'interrogent"

"Ce ne sont pas que Benjamin et sa famille qui sont salis. Mais la démocratie", juge encore le chef de file des députés LREM Gilles Le Gendre.

Du Havre, le Premier ministre Edouard Philippe a exprimé sa "sympathie" et son "soutien" à Benjamin Griveaux.

Pour le délégué général du mouvement LREM Stanislas Guérini, la méthode utilisée "doit nous interroger collectivement sur l'état de notre démocratie et je crois que nous devons avoir aussi la responsabilité collective de dire: pas ici, pas en France!".

La députée Olivia Grégoire assure qu'il y aura "quoi qu'il arrive" une liste LREM aux élections municipales à Paris.

- "La fange" -

"Je pense que de Gaulle et Seguin se retournent dans leurs tombes (...) Je trouve détestable de devoir se retirer pour des raisons pareilles", a réagi le sénateur LR Roger Karoutchi.

Le député RN Sébastien Chenu appelle à son tour sur BFMTV "au respect de la vie privée des personnes, des familles aussi parce qu'il y a des familles qui sont concernées et que, évidemment, ça n'est pas digne du débat démocratique".

"Rien d'illégal dans ce qui est révélé à ce stade sur Benjamin Griveaux. Son intimité sexuelle ne devrait pas se retrouver sur la place publique (...) Ce climat est inquiétant d'un point de vue démocratique", a souligné la députée insoumise Clémentine Autain.

"La politique, cela ne doit pas, cela ne peut pas être ça. Ressaisissons-nous collectivement ou nous allons tous nous noyer dans la fange", prévient l'essayiste et eurodéputé de gauche Raphaël Glucksmann.

"La transparence nécessaire ce n'est pas le déballage délétère. Nous devons tous défendre la démocratie contre ces dérives", abonde le N.1 du Parti socialiste Olivier Faure.

A gauche toujours, le secrétaire national du PCF Fabien Roussel trouve que "ceux qui participent à cette opération sont d'ignobles personnages".

Le candidat de La République en marche (LREM) pour la mairie de Paris, Benjamin Griveaux, a retiré sa candidature dans le but de protéger ses proches après la diffusion sur le web d'une vidéo à caractère sexuel, a-t-il annoncé vendredi à l'AFP.

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