Basket: Villeurbanne remet les pendules à l'heure et s'offre une finale de Leaders Cup contre Dijon

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Marne-la-Vallée (France) (AFP)

Très solide défensivement, appliqué et en réussite offensivement, avec une grande rotation pour reposer l'effectif: Villeurbanne a remis les pendules à l'heure samedi en écrasant Boulogne-Levallois (88-59) et tentera de remporter sa première Leaders Cup dimanche contre Dijon à Marne-la-Vallée.

En laissant les Metropolitans 92 de Boulogne-Levallois, pourtant la meilleure attaque du championnat de France (90 points de moyenne), à 59 points, Villeurbanne a construit son succès en demi-finale de Leaders Cup sur sa défense.

"Quelque part, on avait une revanche à prendre par rapport au match de la semaine dernière. On gagne avec la manière, c'est bien", a souligné le capitaine de l'Asvel, Charles Kahudi, qui a pu jouer son deuxième match (treize minutes de jeu) après avoir été écarté un mois des terrains à cause d'une blessure à la cheville.

Les dix derniers jours ont été agités pour les Rhodaniens, entre une nouvelle défaite en Euroligue et deux revers consécutifs en Elite, à domicile contre Boulogne-Levallois (79-69) et à Chalon-sur-Saône (99-96 a.p.) qui leur ont fait perdre la tête du championnat.

De plus, les états d'âme d'Edwin Jackson dans Le Progrès (reproches sur son faible temps de jeu et la faiblesse du jeu collectif de l'Asvel) ont fait quelques remous et le club a d'abord écarté puis prêté le joueur à l'Estudiantes Madrid (1re div.).

La réponse est venue sur le parquet de la Disney Events Arena de Marne-la-Vallée, d'abord vendredi en quarts contre une équipe de Strasbourg en pleine crise (une victoire en 16 matches), mais surtout samedi contre Boulogne-Levallois, avec un jeu offensif bien en place.

"J'ai toujours dit que la défense amène des paniers faciles en attaque. Ça a été une de nos forces pendant longtemps, par la suite on a été un peu émoussés et on a eu plus de mal à développer ce rythme", a ajouté Kahudi.

- Alley-oop au buzzer de Solomon -

Dans cette compétition dense (trois matches en trois jours), l'entraîneur Zvezdan Mitrovic a pu faire tourner son effectif, chaque joueur disposant d'au moins un quart d'heure de jeu (sauf Antoine Diot à huit minutes), avec une belle prestation du Belge Ismael Bako (15 points en 20 minutes).

"On a prouvé que, même s'il y a des choses qui se passent, on reste des professionnels, et quand il y a des matches importants on est présent. On peut gagner un premier titre et ça peut faire du bien après tout ce qui s'est passé, a estimé Bako (24 ans).

En finale, l'Asvel passera un ultime test pour confirmer son retour en grande forme, car c'est le coleader d'Elite, Dijon, qui l'attend sur la dernière marche avant un premier sacre à Disney (l'Asvel a gagné en 2010 la Semaine des As, prédécesseure de la Leaders Cup).

En demi-finale, Dijon a signé sa 14e victoire consécutive sur le plan national, en faisant tomber Monaco, invaincu à Disney, dans le choc des coleaders d'Elite.

Dans une rencontre très serrée, les Monégasques pensaient avoir fait le plus dur en égalisant à 6/10e de secondes de la fin par Norris Cole (81-81), mais sur la remise en jeu suivante, Richard Solomon a inscrit un alley-oop d'anthologie sur une passe d'Axel Julien (83-81) pour offrir à Dijon une première finale de Leaders Cup.

"C'est notre première finale, c'est historique pour le club, on va essayer de la jouer à fond. On était neuf ce soir. Demain ils seront 11 ou 12. Ça peut être compliqué physiquement, mais quand on gagne comme ça, on peut trouver les ressources nécessaires", a espéré l'ailier dijonnais Jérémy Leloup.