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Dans la presse

"Les Libyens, à la merci de batailles soutenues par les puissances étrangères"

Neuvième anniversaire de la révolution libyenne
Neuvième anniversaire de la révolution libyenne © France 24

Dans la presse, lundi 17 février, le 9e anniversaire de la révolution libyenne, sur fond de guerre civile, alimentée par l’ingérence étrangère. Un nouveau massacre dans le nord-ouest du Cameroun, une région peuplée par la minorité anglophone. L’étrange trio derrière l’affaire Griveaux, en France. Et une façon intéressante de manger les pissenlits par la racine.

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Dans la presse, lundi matin, le neuvième anniversaire de la révolution en Libye, où de multiples violations du cessez-le-feu et de l’embargo sur les armes continuent d’être commises, d’après l’ONU.

"La trêve ne tient plus qu’à un fil, le peuple libyen continue de souffrir, et la situation économique de se détériorer, exacerbée par le blocus des installations pétrolières", a alerté hier l’adjointe de l’émissaire de l’ONU pour la Libye, en marge de la Conférence sur la sécurité de Munich. Une inquiétude partagée par Araby Al Jadeed, qui évoque "la malédiction du chaos", qui semble frapper la Libye. "Depuis des années, les Libyens sont à la merci des batailles politiques et militaires, soutenues par des armes et des interventions étrangères qui les empêchent d’atteindre les objectifs de leur révolution", accuse le quotidien panarabe de Londres. Nettement plus optimiste, le quotidien émirati The National assure, lui, que "des progrès ont été faits, pour un cessez-le-feu durable". Plusieurs nations, dont les Émirats arabes unis, les pays européens, la Russie et les États-Unis, se déclaraient hier "fermement décidées à prendre des mesures progressives pour favoriser la réconciliation" entre le gouvernement de Tripoli, dirigé par Fayez al-Sarraj, et les forces du maréchal Haftar, l’homme fort de l’est libyen. La Libye, où combattent aussi à présent des membres de la Brigade Hamza, un sous-groupe de l’armée syrienne libre, milice soutenue par la Turquie, selon le magazine allemand Der Spiegel, qui affirme que le président turc Recep Tayyip Erdogan continue d’envoyer, de son côté, "des armes et des hommes", pour soutenir le gouvernement de Tripoli.

Dans la presse, également, l’attaque, vendredi, contre un village dans le nord-ouest du Cameroun, peuplée par la minorité anglophone du pays. Théâtre depuis trois ans de combats meurtriers entre militaires et séparatistes armés, l’ouest du pays traverse un nouveau drame, des "hommes armés" ayant tué 22 civils, dont 14 enfants et des femmes, d’après Le Monde, qui rapporte que l’opposition et des ONG locales ont accusé le gouvernement et les militaires d’être responsables de cette tuerie. Celle-ci intervient près d’une semaine après les élections législatives et municipales, qui ont connu une faible participation, en particulier dans les deux provinces anglophones, selon l’Union africaine, et alors que reprend ce matin à Yaoundé le procès à huis clos de soldats accusés d’avoir exécuté, en 2015, deux femmes et leurs jeunes enfants, soupçonnés d’aider les jihadistes de Boko Haram. Le Monde, toujours, évoque un dossier judiciaire "révélateur du chaos régnant dans la région", où les exactions de l’armée, dont certaines ont été documentées par des ONG, devaient rester confidentielles. "Dans cette guerre contre Boko Haram, on a pu observer un transfert mimétique de la violence entre insurgés et militaires", alerte le chercheur camerounais Raoul Sumo Tayo, de l’Institut d’études politiques de Lausanne, qui évoque la "dimension pathologique" de la publication de certaines vidéos d’exécution par des soldats camerounais, qui donnerait à voir, selon lui, "une sorte de nécro-pornographie liée au plaisir que les soldats éprouvent".

En France, la publication de vidéos d’une tout autre nature vient de provoquer un séisme politique - des vidéos intimes du désormais ex-candidat de la majorité aux municipales à Paris, Benjamin Griveaux. D’après Le Figaro, les enquêteurs cherchent à savoir "ce qui se cache" derrière cette publication. Ce week-end, les policiers ont commencé les auditions de Piotr Pavlenski, un activiste russe réfugié politique en France depuis 2017, à l’origine de cette publication, de sa compagne, Alexandra de Taddeo, une étudiante en droit, à laquelle ces vidéos auraient été adressées en mai 2018, via des messageries privées, où elles devaient s’effacer au bout de qq secondes, et de Juan Branco, présenté comme "un avocat d’extrême gauche" par Le Figaro. Tous trois sont mis en cause pour "atteinte à la vie privée", et le journal s’interroge, lui, sur "la conservation de ces images et leur diffusion deux ans plus tard, en pleine campagne électorale". Ces faits "donnent à (cette) affaire l’apparence troublante d’une conspiration politique", selon le journal, qui estime que "si rien en permet à ce stade de mettre en cause "la main de Moscou", force est de constater que la méthode utilisée ressemble fort à celle du "kompromat", utilisée depuis longtemps par les services russes et soviétique". Le Parisien confirme que "rien n’étaye, à ce stade, la thèse d’une ingérence du Kremlin, malgré les différends judiciaires entre Griveaux et les médias russes". Interrogée par le journal, l’essayiste et spécialiste de la Russie Galia Ackerman, qui connaît Piotr Pavlenski, n’exclut pas, en revanche, que le militant ait pu servir "d’idiot utile".

On ne se quitte pas là-dessus. Ministre, candidat, étudiante, militant ou simple quidam, chacun d’entre nous est appelé à devenir poussière, alors pourquoi ne pas en profiter pour fertiliser la planète? The Guardian rapporte que l’État de Washington est devenu le premier État américain à autoriser le compost humain - la transformation des corps de défunts en compost. Une pratique dont je vous épargne les détails techniques, et qui a beaucoup d’avenir, d’après le quotidien britannique. Personnellement, je n’aurais rien contre l’idée d’aller nourrir un jour quelques pissenlits et autres iris.

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