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Dans la presse

Emmanuel Macron annonce un plan de lutte contre le "séparatisme islamiste"

Emmanuel Macron et son plan de lutte contre "le séparatisme islamiste"
Emmanuel Macron et son plan de lutte contre "le séparatisme islamiste" © France 24

Dans la presse, ce mardi 18 février, la percée du régime syrien dans le nord-ouest du pays, où près de 900 000 personnes ont dû fuir les combats depuis le mois de décembre, l'annonce, par les Taliban afghans, d'un accord de paix avec les États-Unis d'ici la fin du mois, les ressorts de la politique d'internement de la minorité ouïgoure en Chine, le plan de lutte d'Emmanuel Macron contre le "séparatisme islamiste", et les formidables castors.

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À la une de la presse, ce mardi matin, la percée du régime syrien dans le nord-ouest du pays, où les forces de Bachar al-Assad ont repris le contrôle de plusieurs localités autour d'Alep.

Lors d'une intervention télé diffusée lundi, le président syrien s'est félicité de la "libération" de la deuxième ville du pays. "La bataille pour la libération des provinces d'Alep et d'Idleb se poursuit, en dépit des discours bruyants et vides venant du Nord", a défié Bachar al-Assad, cité par le journal syrien Al-Watan, en faisant allusion aux menaces de la Turquie, qui veut entraver l'avancée de l'armée syrienne. Sa progression se traduit par une crise humanitaire de grande ampleur. Le journal saoudien Arab News cite ce chiffre de l'ONU : plus de 900 000 personnes ont dû fuir les combats, depuis le 1er décembre. Les Nations unies appellent à un cessez-le-feu "immédiat" dans la région, pour empêcher que se produise "la plus grande catastrophe humanitaire de ce début de XXIe siècle".

Ce déplacement de civils est sans précédent depuis le début de la guerre en Syrie. Plus que jamais, les civils syriens sont "pourchassés par la mort de tous les côtés", alerte le journal libanais L'Orient-Le Jour, qui précise que la vaste majorité de ces déplacés sont des femmes et des enfants. L'ampleur de la fuite des civils est telle que les humanitaires se disent totalement "dépassés". Interrogé par le quotidien français Libération, l'un d'entre eux , un Syrien, témoigne : "Nous aurions pu gérer 100 000 personnes supplémentaires, pas 800 000. Les gens dorment dans leur voiture, dans des tentes fabriquées avec des bouts de tissu. Ils brûlent ce qu'ils peuvent, jusqu'à des vêtements, pour se réchauffer. Mais des enfants meurent de froid". Avec plus de 3,5 millions de réfugiés, la Turquie, elle, craint que l'offensive de Damas ne provoque un nouvel afflux de civils vers sa frontière, désormais fermée. "Nous n'accueillerons même pas cinq réfugiés de plus", prévient le gouvernement turc, cité par Middle East Eye.

En Afghanistan, les Taliban ont assuré, lundi, qu'ils signeront un accord de paix avec les États-Unis d'ici la fin du mois. Cette annonce est accueillie avec un optimisme prudent par The National, qui rappelle qu'il y a eu "beaucoup de faux départs" depuis le début des négociations. Ces discussions finiront peut-être par aboutir au retrait des troupes américaines, à condition que les Taliban acceptent de déposer enfin les armes et de parler avec le gouvernement afghan, ce qu'ils n'ont jamais fait jusqu'à présent, rappelle le quotidien émirati. Cette analyse est partagée par Foreign Policy, qui dit que "la trêve entre les États-Unis et les Taliban donne de l'espoir", mais que cet espoir ne débouchera sur rien "tant que le gouvernement afghan restera écarté des discussions". Le site américain fait aussi état de la peur de nombreux Afghans, qu'un éventuel retrait de toutes les troupes de l'Otan déclenche une nouvelle guerre civile, comme ce fut le cas lors du retrait de l'armée soviétique, il y a 31 ans.

Dans la presse, également, cette nouvelle fuite de documents, baptisés "Karakax list", qui met en lumière la politique d'internement subie par la minorité ouïghoure, en Chine. Cette nouvelle fuite de documents officiels, publiés par douze médias, dont le journal français Le Monde, permet d'observer "l'effroyable degré d'arbitraire" derrière ces internements. Les motifs les plus fréquemment invoqués pour les justifier se rapportent au non-respect de la politique de contrôle des naissances, à la démonstration de comportements religieux, ainsi qu'au fait d'avoir des "liens avec l'étranger", selon Le Monde, qui indique que les comportements jugés litigieux vont du "prosélytisme de pensées extrémistes" au simple fait de porter le voile, ou la barbe. Le quotidien rappelle que plusieurs ONG et chercheurs estiment à plus d'un million le nombre de personnes internées dans le Xinjiang, sous prétexte d'un programme de "déradicalisation" à grande échelle.

En France, Emmanuel Macron doit présenter ce mardi son plan de lutte contre le "séparatisme islamiste" lors d'un déplacement à Mulhouse, dans l'est du pays. D'après Le Figaro, le président entend "s'attaquer en même temps aux questions de la radicalisation, du communautarisme et de la structuration de l'islam de France" et va concentrer aujourd'hui son propos sur les influences étrangères sur l'islam de France, notamment par le biais du financement – une initiative saluée par le journal, qui met en garde le président contre "la crainte de l'accusation d'islamophobie", accusée de "museler le débat public". Présenté à un mois du premier tour des municipales, le plan d'Emmanuel Macron suscite toutefois pas mal de questions, L'Opinion faisant état des réserves exprimées par ses opposants de droite, qui le soupçonnent de mener, en réalité, une opération de communication pour courtiser leur électorat. Le journal La Croix estime, lui, que si "les tendances séparatistes dans la vie quotidienne doivent être combattues (et qu'il) faut mettre les financements étrangers sous un strict contrôle", il faut aussi "assurer la liberté religieuse et tendre la main à des populations qui souffrent d'ostracisme et de relégation".

On ne se quitte pas là-dessus. Depuis le passage, ce week-end, de la tempête Dennis, le Royaume-Uni fait face à des inondations majeures dans certaines régions. Aussi je recommande à nos amis britanniques de jeter un cil à Courrier International, qui nous apprend que les castors, outre le fait qu'ils sont très mignons, permettent d'éviter beaucoup d'inondations grâce aux barrages qu'ils bâtissent. Les scientifiques ont également démontré que les constructions de ces petits rongeurs aident à filtrer des substances polluantes dans les rivières, ce qui a à son tour pour conséquence d'augmenter le nombre de batraciens et autres poissons. Les castors sont formidables…

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