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Israël : Benjamin Netanyahu convoqué pour l’ouverture de son procès le 17 mars

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu au conseil des ministres à Jérusalem, le 16 février 2020.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu au conseil des ministres à Jérusalem, le 16 février 2020. © Gali Tibbon/Pool via REUTERS

Le chef du gouvernement israélien est convoqué par le ministère de la Justice à l'ouverture de son procès, prévue le 17 mars prochain, soit deux semaines après les élections législatives. Il devra assister à la lecture de l'acte d'accusation. Benjamin Netanyahu est inculpé de corruption, malversation et abus de confiance dans trois affaires.

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Le procès pour corruption de Benjamin Netanyahu, seul chef du gouvernement dans l'histoire d'Israël à être inculpé au cours de sa mandature, débutera le 17 mars prochain, deux semaines après des élections cruciales à sa survie politique, a annoncé mardi 18 février le ministère israélien de la Justice. 

Le chef du gouvernement devra être présent à l'ouverture de son procès, devant le tribunal de district de Jérusalem, afin d'assister à la lecture de l'acte d'accusation, a ajouté le ministère.

L'annonce de cette date intervient alors que le Premier ministre israélien et chef du Likoud, âgé de 70 ans, mène sa campagne en vue des élections législatives du 2 mars, les troisièmes en moins d'un an en Israël, après des scrutins n'ayant pas réussi à le départager de son rival Benny Gantz. Ce dernier avait refusé après les législatives de septembre de joindre un gouvernement d'union mené par Benjamin Netanyahu estimant que ce dernier devait en premier lieu régler ses différends avec la justice avant de prétendre au pouvoir.

La loi israélienne prévoit que tout ministre poursuivi pénalement doit démissionner de ses fonctions, mais cette mesure ne s'applique pas au Premier ministre. S'il peut rester actuellement en fonction, Benjamin Netanyahu ne jouit toutefois d'aucune immunité face à la justice. Benjamin Netanyahu avait demandé début janvier au Parlement, la Knesset, de lui accorder une immunité au terme des prochaines législatives du 2 mars, misant sur sa victoire pour obtenir une majorité et ainsi se protéger de la justice. Mais les partis d'opposition ont convaincu une majorité de députés d'examiner sa demande d'immunité avant les élections. Devant le rejet anticipé de sa requête, le Premier ministre avait retiré fin janvier in extremis sa demande d'immunité judiciaire.

Le Premier ministre a été inculpé à l'automne de corruption, malversation et abus de confiance dans trois affaires par le procureur Avichaï Mandelblit. Il nie toute malversation dans les trois dossiers de corruption ouverts à son encontre. Le chef du gouvernement et son épouse Sara sont soupçonnés d'avoir accepté pour 265 000 dollars de cadeaux de la part du producteur hollywoodien Arnon Milchan et du magnat australien James Packer.

Benjamin Netanyahu est également soupçonné d'avoir tenté d'obtenir une couverture plus clémente de la part du Yedioth Ahronoth en proposant au propriétaire du plus grand journal israélien de faire adopter une loi défavorable à un titre concurrent.

Il aurait agi de même avec la compagnie Bezeq Telecom Israel, lui accordant des privilèges en échange d'une couverture plus favorable de la part d'un site d'information contrôlé par l'entreprise de télécoms.

Avec AFP et Reuters

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