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Le bilan de l'épidémie de Covid-19 dépasse les 1 800 morts en Chine continentale

Des passantes portent des tenues et des masques de protection à Shanghai, en Chine, lundi 17 février 2020.
Des passantes portent des tenues et des masques de protection à Shanghai, en Chine, lundi 17 février 2020. © Aly Song, REUTERS

Les autorités sanitaires chinoises ont recensé, lundi, 98 nouveaux décès en raison de l'épidémie de Covid-19, soit un total de 1 868 morts en Chine continentale. Le nombre de cas de contamination est, lui, en recul par rapport à la veille dans la province.

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Le nombre de nouveaux cas de contamination au coronavirus, désormais appelé Covid-19, diminue de jour en jour. Le bilan a atteint 1 868 morts en Chine continentale, après le décès de 98 nouvelles personnes, lundi 17 février, selon les chiffres officiels publiés mardi 18 février. Parmi elles, figure le directeur de l'un des principaux hôpitaux de Wuhan, Liu Zhiming, rapporte la télévision publique chinoise.

Dans son point quotidien, la Commission nationale de la santé a également recensé 1 886 cas de contamination supplémentaires en Chine continentale (dont 1 807 dans la province du Hubei), précisant qu'il y avait dans le pays désormais 72 436 personnes infectées par le virus.

Les autorités chinoises, qui ont bouclé le Hubei pour tenter de contenir l'épidémie, estiment que la propagation du virus est en voie d'être contrôlée, le nombre de cas rapportés en dehors de cette province du centre du pays étant en nette diminution jour après jour.

Une baisse à interpréter avec "beaucoup de prudence"

Une tendance à la baisse des nouveaux cas qui "doit être interprétée avec beaucoup de prudence", insiste le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus. 

"Les tendances peuvent changer quand de nouvelles populations sont affectées. Il est trop tôt pour affirmer que ce recul va se poursuivre. Tous les scénarios sont encore possibles", a-t-il déclaré, mettant en garde contre un excès d'optimisme.

Les autorités chinoises ont demandé, lundi, aux personnes guéries du coronavirus de donner leur sang afin d'en extraire le plasma pour soigner les malades. Si le nouveau coronavirus n'a pas de vaccin, le plasma des anciens patients contient des anticorps qui pourraient permettre de diminuer la charge virale chez les personnes sévèrement atteintes, selon un responsable de la Commission nationale de santé.

Une mesure d'autant plus importante que les pharmacies mondiales pourraient faire face à une pénurie d'antibiotiques et d'autres médicaments si les problèmes d'approvisionnement ne sont pas résolus rapidement, a prévenu Joerg Wuttke, président de la Chambre de commerce européenne en Chine.

Décrivant la quarantaine obligatoire pour toutes les arrivées à Pékin comme déraisonnable et contraire aux directives de l'OMS, Joerg Wuttke a estimé que cela "causerait plus de tort aux entreprises que bien d'autres choses". Il a également souligné les difficultés auxquelles fait face l'industrie automobile du fait de la perturbation des livraisons de matériel en Chine.

Près de 100 nouveaux cas sur le paquebot Diamond Princess

Le principal foyer de contamination hors de Chine reste le paquebot Diamond Princess, placé en quarantaine début février dans la baie de Yokohama près de Tokyo. Ses plus de 3 700 passagers avaient reçu l'ordre de rester dans leur cabine pendant deux semaines, mais cela n'a pas empêché la propagation du virus : au moins 454 personnes ont été contaminées, dont 99 nouveaux cas révélés lundi.

Alors que les critiques montent sur la gestion du paquebot, plusieurs pays ont commencé à évacuer leurs ressortissants. Ainsi, plus de 300 Américains ont été rapatriés par avion jusqu'à deux bases militaires, en Californie et au Texas, où ils ont entamé lundi une nouvelle quarantaine de 14 jours, la durée maximale supposée de l'incubation.

Parallèlement, au moins quarante Américains contaminés à bord du paquebot sont hospitalisés au Japon, selon Washington. Une poignée d'Américains a refusé de quitter le navire.

D'autres pays, parmi lesquels l'Australie, l'Italie, le Canada ou le Royaume-Uni, ainsi que le territoire de Hongkong, ont annoncé vouloir évacuer leurs citoyens du Diamond Princess.

Avec Reuters et AFP

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