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Mondiaux de biathlon: "Je suis sur la bonne voie pour avancer", assure Fabien Claude

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Anterselva (Italie) (AFP)

Près d'un mois après l'accident de moto-neige au Canada qui a coûté la vie à son père, Fabien Claude effectue ses débuts aux Mondiaux de biathlon, mercredi lors de l'Individuel, et s'estime sur la "bonne voie pour avancer".

Q: Dans quel état d'esprit abordez-vous votre première course aux Mondiaux?

R: "J'avais hâte de ça. Quand je suis parti de Pokljuka (dernière étape de la Coupe du monde avant les Championnats du monde, ndlr), j'ai dit aux gars que j'avais envie d'être au stage de préparation. Ce n'est pas une épreuve facile et c'est un bon moyen de s'évader et de continuer sa vie. Ici c'est grandiose. Il y a de l'excitation liée à cet événement, ce sont de beaux et de gros Championnats du monde. Je suis sur la bonne voie pour avancer. Les trois jours de funérailles ont été un gros coup d'arrêt pour moi. On a beaucoup accusé le coup mais c'est logique et c'est impossible de passer par une autre étape. Au début du stage, j'ai eu du mal les premiers jours, je n'étais pas bien physiquement. Je pense que maintenant, je suis sur la bonne pente et que demain j'aurai les armes pour me battre avec les meilleurs. J'aurai des pensées et des émotions différentes mais à moi de les exploiter comme il faut et de ne pas les repousser. Ce serait la pire chose à faire, sinon à un moment donné, je risque d'être débordé. C'est dommage de devoir passer par ce genre de drame et d'épreuve pour grandir d'un coup, mais là j'ai pris un recul énorme sur le biathlon. Je pensais que c'était 100% de ma vie et là c'est passé en mode plaisir. C'est mon métier mais on a une chance inouïe d'être là, il faut profiter de tous les moments".

Q: Le groupe a semblé très soudé autour de vous...

R: "Tout le groupe était très touché par ce qui est arrivé. L'équipe a été d'un soutien incroyable, les athlètes et le staff. On a eu une énorme vague de soutien".

Q: Quand avez-vous su que vous disputeriez l'Individuel?

R: "Cela a été annoncé directement après l'Individuel de Pokljuka (dont il a pris la 3e place, le 23 janvier, ndlr). On n'avait pas beaucoup d'infos avant. Le staff voulait l'annoncer plus tard mais les évènements ont précipité la chose et le soir on était tous fixés sur les courses que l'on allait faire aux Mondiaux. Quand on voit le résultat d'+Emile+ (Emilien Jacquelin, ndlr) sur la poursuite, beaucoup se demandent comment on peut sortir un champion du monde d'une course. Mais tout a été décidé avant. Et il y a aussi potentiellement un petit globe de cristal en jeu puisque c'est le dernier Individuel de la saison et que je suis 3e à égalité avec Quentin (Fillon-Maillet, ndlr). Donc plein de choses ont pesé. +Emile+ a eu aussi beaucoup de sollicitations après son titre et ça lui fera du bien de souffler, surtout que l'Individuel n'est pas une course évidente."

Q: Ce qu'a réussi Emilien Jacquelin peut-il vous inspirer?

R: "Cela donne envie. Je m'associe beaucoup à ce qu'il fait, sans dire que j'aurais fait pareil. Quand il avait claqué 3 podiums (en début de saison, ndlr), je me suis dit +vas-y, toi aussi tu as ta chance, tu n'es pas moins bon à l'entraînement+. Sa course a été monstrueuse, construite de A à Z. L'attaque, c'est vraiment ce qui le caractérise avec un dernier tour plein d'arrogance. On n'a pas l'habitude de voir ça dans notre sport."

Propos recueillis par Keyvan NARAGHI

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