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Au Guatemala, les enfants adoptés durant la guerre civile recherchent leur famille biologique

Ignacio Segura est né au Guatemala. Il n'avait que trois ans lorsqu'il a été adopté par un couple de Canadiens.
Ignacio Segura est né au Guatemala. Il n'avait que trois ans lorsqu'il a été adopté par un couple de Canadiens. © AFP

Ignacio Segura est né au Guatemala dans les années 1980, pendant la guerre civile (1960-1996). Il n'avait que trois ans lorsqu'il a été adopté par un couple de Canadiens. Aujourd'hui, à 36 ans, il est de retour dans son pays d'origine pour retrouver sa famille biologique, avec l'aide du collectif H.I.J.O.S. (Enfants) qui a lancé une campagne le 18 février.

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"Mon rêve, c'est d'embrasser ma maman. Cela me soulagerait d'un poids qui m'écrase depuis que je suis tout petit", a confié Ignacio Segura, très ému, aux côtés des membres du collectif H.I.J.O.S. (Enfants) , mardi 18 février.

Adopté à trois ans par des Canadiens, ce natif du Guatemala a expliqué à la presse qu’il a été enlevé par des fonctionnaires de la dictature alors qu’il était dans le sud du pays. Il aurait ensuite été emmené dans la capitale. "Il m'ont emmené dans un orphelinat (...) et, comme beaucoup d'autres petits garçons et petites filles, j'ai été emmené vers un autre pays pour y être adopté contre mon gré et sans le consentement de ma vraie famille", a-t-il raconté.

Il est désormais bien décidé à partir à la recherche de ses parents biologiques. De retour dans son pays d’origine, il s’est rapproché du collectif H.I.J.O.S., dont les membres aident les enfants adoptés durant la guerre civile à retrouver leurs parents.

Ensemble, ils ont lancé une campagne pour aider tous ces enfants adoptés dans leurs démarches. Cette dernière consiste à publier des messages sur les réseaux sociaux et à coller des affiches sur les murs du pays avec la photo et les informations des personnes en quête de leurs origines.

Sur son affiche, Ignacio Segura a indiqué en grand : "Je cherche ma famille".

Selon Raul Najera, un membre du collectif, il y a plus de 5 000 cas avérés d’enfants enlevés à leurs parents pendant la guerre civile.

Des organisations humanitaires guatémaltèques estiment qu’environ 900 de ces enfants considérés comme disparus ont déjà retrouvé leur famille.
 

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