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C1: Leipzig, le novice, donne la leçon à Tottenham

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Londres (AFP)

Finaliste malheureux en Ligue des champions l'an dernier, Tottenham risque de voir son aventure tourner beaucoup plus court cette saison, battu chez lui (1-0) par le RB Leipzig novice mais plein de maturité en huitième de finale aller mercredi.

Le poids des absences - le buteur Harry Kane, le dynamiteur Son-Heung-min et le roc Moussa Sissoko - a pesé trop lourd et les Spurs sont longtemps passés à côté de leur match. Mais pouvaient-ils mieux ?

Sur le papier, il reste de beaux joueurs dans cette équipe, à l'image d'un Giovanni Lo Celso au four et au moulin, de Steven Bergwijn sur son aile ou du très remuant Dele Alli.

Mais l'accumulation de pépins physiques semble avoir atteint le moral des Londoniens au pire moment, puisqu'ils jouent aussi en championnat leur place en C1 la saison prochaine.

Ceux qui seraient tentés de faire de Julian Nagelsmann une sorte d'"élève" de Mourinho auront compris avec ce match à quelle point leur philosophie est aux antipodes.

Avec son jeu offensif et perfectionné à l'extrême, le plus jeune coach de l'histoire sur un banc de huitième de finale à 32 ans et 211 jours a donné une leçon à la légende qui dirigeait sont 150e match de Ligue des champions.

Nagelsmann avait appelé ses joueurs à garder une forme de "folie saine" dans ce match pour ne pas se laisser écraser par l'enjeu, ils ont fait preuve d'un mélange de sérieux et d'insolence redoutable.

L'écart entre les deux équipes a sauté aux yeux dès l'entame, les Allemands comptant déjà 6 tirs, dont 3 cadrés au bout de 10 minutes de jeu.

Sans un très bon Hugo Lloris, capitaine exemplaire dans une équipe qui se cherche des meneurs, la messe aurait été dite beaucoup plus tôt et beaucoup plus fort.

Dès la 2e minute, il avait dévié sur le poteau une frappe de près du latéral Angelino, avant de refuser l'honneur d'ouvrir le score à Timo Werner d'une belle parade à la 36e.

À 0-1, il a aussi empêché Patrick Schick d'entamer encore davantage le peu de suspens du retour, d'un bel arrêt réflexe (62e).

Il n'a rien pu faire en revanche sur le pénalty tiré puissamment par Werner sur sa droite, après une faute d'étourderie de Ben Davies qui n'avait pas vu arriver Konrad Laimer lancé et l'a proprement fauché dans la surface (58e).

Tottenham a bien eu quelques opportunités aussi, un tir enroulé de Steven Bergwijn ici (8e), une déviation de Lucas Moura sur un centre de Serge Aurier, là (48e), ou encore deux coups-francs de Lo Celso (73e, 86e), mais tout cela a semble trop sporadique et improvisé face à la belle machine made in Germany.

Le principal regret des dauphins du Bayern Munich sera sans doute de ne pas avoir enfoncé le clou. Les vingt dernières minutes ont même sensiblement rééquilibré la position du ballon.

Auteurs de matches retour d'anthologie contre Manchester City en quart ou l'Ajax en demi la saison dernière, les Spurs peuvent-ils y trouver motif d'espoir ?

C'est leur seule planche de salut avant d'aller dans une Red Bull Arena bouillante le 10 mars prochain.

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