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Allegri à l'AFP: "II n'y a pas de malédiction en Ligue des champions"

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Paris (AFP)

"II n'y a pas de malédiction en Ligue des champions", estime l'entraîneur italien Massimiliano Allegri, battu deux fois en finale de la prestigieuse compétition européenne avec la Juventus Turin et en quête d'un nouveau défi l'été prochain, jeudi dans un entretien à l'AFP.

De passage à Paris pour faire la promotion de son livre "Gagner, c'est si simple" (éditions Marabout), Allegri (52 ans) dément avoir été approché par les dirigeants du PSG pour discuter d'une éventuelle arrivée sur le banc l'année prochaine: "Je ne parle pas de mon futur car mon futur, je ne le connais pas."

Q: Pourquoi avoir écrit ce livre ?

R: "J'ai voulu écrire pour faire comprendre que ce qu'il se passe dans le football, se passe aussi en entreprise. Chaque leader doit tirer le meilleur des personnes qu'il a à gérer, pour arriver aux résultats et atteindre les objectifs. En football, c'est gagner les matches, le championnat, la Ligue des champions, la coupe nationale. En entreprise, c'est faire des bénéfices. En football, les deux s'unissent, car il faut avoir des résultats au niveau football et pour la société. L'entraîneur du futur, que ça plaise ou non, doit devenir un homme d'entreprise."

Q: Selon vous, un entraîneur "demande des qualités de leader qui vont bien au-delà de la simple connaissance du jeu". Qui est le meilleur à vos yeux dans ce domaine ?

R: "Je crois qu'en ce moment Jürgen Klopp, depuis qu'il est passé du Borussia Dortmund à Liverpool, a fait des bonds de géant dans tous les secteurs, que ce soit technique, tactique, psychologique, en voyant ça de l'extérieur. Ensuite, (Pep) Guardiola, (Zinédine) Zidane... Il y en a tellement."

Q: Qu'en est-il de votre futur ?

R: "Je profite encore d'un peu de vacances. Il reste combien ? Trois mois de vacances ? Donc, encore trois mois de vacances, ça va. En septembre, je dois revenir (sur un banc), même si je m'habitue trop bien aux vacances, et je ne travaille plus. Donc, il faut que je revienne !"

Q: Quel est le joueur qui vous a le plus marqué dans votre carrière d'entraîneur ?

R: "J'ai eu la chance d'entraîner beaucoup de champions, quatre ans au Milan (2010-2014) et cinq ans à la Juventus (2014-2019). J'en ai eu de toutes sortes. Celui qui m'a vraiment impressionné par sa façon de jouer, même si quand il est arrivé au Milan, il était en fin de carrière, c'est Ronaldinho. Il pouvait être au sommet pour plusieurs années, puis il s'est arrêté avant."

Q: Qu'ont Cristiano Ronaldo et Zlatan Ibrahimovic de différents des autres joueurs que vous avez connu ?

R: "Jouer au football n'est pas seulement une question de technique mais une question de mental. Il faut une grande mentalité, une grande volonté de sacrifice. Ronaldo est la démonstration de tout cela, parce que c'est un joueur qui, à 35 ans, continue de se remettre en question, outre les qualités techniques qu'il a. Après cinq Ballons d'Or, cinq Ligues des champions, il se prépare encore pour atteindre d'autres objectifs. Ibrahimovic est un autre joueur qui, même maintenant au Milan, démontre encore qu'il est un champion."

Q: Qu'avez-vous pensé du coaching de l'entraîneur parisien Thomas Tuchel lors de Dortmund-PSG (2-1) ?

R: "Je n'ai absolument pas vu le match. J'ai regardé Atletico-Liverpool, j'ai vu juste des extraits du Paris SG. Donc, je ne suis pas en mesure de dire... Mais cette année, la seule chose que je peux dire sur la C1, c'est que la compétition est très ouverte. Tout le monde peut la gagner."

Q: Quand il y a une telle malédiction au PSG au moment de jouer les 8es de finale, quel est le meilleur discours à tenir pour briser cela ?

R: "II n'y a pas de malédiction en Ligue des champions. Il faut la jouer. Avec la Juventus, nous avons disputé deux finales (2015, 2017). Ensuite, tu peux la gagner ou la perdre. Nous avons affronté le Real Madrid et Barcelone, qui étaient alors les équipes les plus fortes. Entre les deux, c'est la première que nous aurions pu gagner, plus probablement. La seconde était beaucoup plus difficile. Mais, il n'y a absolument aucune malédiction. Tous les grands événements doivent être joués avec grande sérénité, surtout si tu arrives à jouer ces grandes finales. La sérénité des joueurs, tu n'as pas besoin de leur transmettre car les grands joueurs, ils l'ont."

Propos recueillis par Yassine KHIRI et Terence DALEY.

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